rosepineuse
Nouveau poète
Le réveil sonne trop tôt. Toujours trop tôt. Mon corps est engourdi. Je somnole encore et sens ta présence. Ma main effleure ton corps. Mes paupières s’ouvrent l’une après l’autre. Mes yeux te voient. Vision de bonheur, de bien être. J’entends la musique mais n’y prête aucun intérêt. TROP TÖT songe-je. Distraitement je regarde le réveil. Comme chaque jour que je passe à tes côtés, les heures peuvent être tellement différentes et pourtant cela me parait toujours trop tôt. Oui trop tôt pour quitter ce lit, tes bras… Et pourtant chaque matin, bien que ça me déchire le cœur je fini par me lever. Mais avant cela une bonne demi heure s’écoule. J’aime te regarder dormir, caresser ton corps endormi, tendre, doux et sensuelle. Sentir l’odeur de ta peau, de tes lèvres chaudes sur les miennes. Je ne veux pas quitter ce lit, notre lit. Lui qui a vu ses draps tant de fois froissés par notre amour. Je me résonne t’embrasse et me lève. Je le sens, la journée va être longue et difficile loin de toi. Cette ignoble chose qui m’empêche de rester là, allongée à tes côtés. Le TRAVAIL. Alors dans cette triste pensée je sors de la chambre après avoir posé un baiser sur ton corps brûlant. Direction la cuisine, pas robotique, gestes calculés. Comme tout les matins. Assise dans le salon je revois notre nuit. Nuit magique comme chaque soir. Nuit câline, nuit torride, nuit d’amour. J’aime à penser que le tel (après le réveil) va sonner et que mon patron va me dire : « rester chez vous, avec votre bien aimée ». Mais jamais il n’appelle. Café bu, trois clope fumées aller tu ne peux pas y échapper. Direction la douche où je me surprends à penser à toi, qui dors sous les draps, penser puritaines… certainement pas. J’aime laisser aller mon esprits vagabonder là ou je te retrouve toujours. Que j’aimerai retrouver notre lit. Tiens je suis encore en retard mais peu importe je pense à toi, tu es avec moi, en moi, partout…. Un dernier bisou en te disant je t’aime et viens déjà l’heure de te dire à ce soir…CLAC. La porte vient de se fermer sur ma mine triste à l’idée que le temps m’échappe. Qu’encore ce matin je n’ai pu le retenir pour rester avec toi. Alors je ne vis que dans l’attente de cette heure, heure où, clac, la porte s’ouvrira. L’heure où je te dirai combien la journée à été longue sans ton sourire. Et oui qu’elle a été longue. Je t’embrasserai et enfin tes bras je retrouverai. J’en souri déjà. J’ai hâte, je trépigne d’impatience. Cette après-midi étonnement j’ai pensé à toi, à nous. J’ai encore eu mon sourire bête quand une chose, une phrase d’un collègue ma ramener à toi. Ou es-ce moi qui ramène tout à toi? Possible. J’entends la radio une chanson qui me fais penser à nous. Tiens, elle parle de son homme. Ça va pas fort entre eux. Je suis désolé pour elle mais je pense à toi à notre bonheur. Je suis sur la route une voiture me double, tiens elle ressemble à la voiture de ma chérie. Une embrouille, une discussion et aussitôt je me dis que tu aurais bien ris si tu avais été là ou qu’il faudrait que je t’en parle ce soir. Puis 16h. Premier départ. Encore 4h maximum et je suis avec toi. Je dis 4h au cas ou mais normalement ce sera moins. Je veux pas me faire du mal en disant moins de temps. 17h. Retour a l’entreprise…Coup de speed…regard fixé sur l’horloge murale. Gros coup de speed mais je pense à toi à mon envie de t’emmener en week-end au pays basque. Tiens si je lui proposais? Ou plutôt londres. C’est plus romantique, non? Discussion avec moi-même bercé par les bruits incessants des lettres que je fais passer dans la machine. 18h. Mon pas s’accélère. Je suis plus souriante quand début de journée. Étrange. Non, éperdument amoureuse et impatiente. 19h. De nouveau au centre plus qu’à ranger le chantier et salut les collègues. Je m’en vais, je cours retrouver ma vie que j’ai laissé pour vous toute la journée. Je me speed. Merde les flics…je ralentis. J’accélère…Une voiture qui n’avance pas. Ils le font exprès ou quoi!!! Ils m’énervent! Laisser moi rentrer!!! Pof, un feux. Mais il reste trois fois plus longtemps au rouge que d’habitude c’est pas vrai!!! Le parking. Yes!!! Stop! Frein à main, couper moteur, ouverture fermeture instantané. Monter l’escalier et…ça y est. La porte. Très chère porte. Te voila. Clac. Ouverture. Regard sur ma vie. Tu m’as manqué chérie. « tu as pensé à moi? » me dit-elle. Je souris. « oui » dis-je un peu timide. Si elle savait combien…