revenant
Poète libéré
Avez-vous, un jour, ouï
Ne vous-a-t-on pas conté !
Cette histoire racontée
Comme une légende inouïe
C’est un garçon, somme toute,
A tant d’autres, semblable
Il parle moins qu’il n’écoute
En s’efforçant d’être aimable
Le jour où il vint au monde
Comme un poisson d’avril
Il fut surpris qu’on l’attende
Comme on attend un péril
Il subit l’ire paternelle
Et la pauvre mère par peur
Lui retira la mamelle.
il devint souffre-douleur
C’est avec concupiscence
Qu’il alla chercher l’amour
Là encore la malchance
Lui joua un de ses tours
Alors son coeur martyre
Fit de son âme un abîme
Prêt à tout engloutir
L’inconnu comme l’intime
Je suis le vieux parchemin
Où cette légende est écrite
Par la main même du destin
Qui la fait vivre et l’effrite
Prenez garde de croire
Que ces vers parlent de moi
C’est la chose qui me broie
Qui vous conte son histoire.
ABAL Capri
Ne vous-a-t-on pas conté !
Cette histoire racontée
Comme une légende inouïe
C’est un garçon, somme toute,
A tant d’autres, semblable
Il parle moins qu’il n’écoute
En s’efforçant d’être aimable
Le jour où il vint au monde
Comme un poisson d’avril
Il fut surpris qu’on l’attende
Comme on attend un péril
Il subit l’ire paternelle
Et la pauvre mère par peur
Lui retira la mamelle.
il devint souffre-douleur
C’est avec concupiscence
Qu’il alla chercher l’amour
Là encore la malchance
Lui joua un de ses tours
Alors son coeur martyre
Fit de son âme un abîme
Prêt à tout engloutir
L’inconnu comme l’intime
Je suis le vieux parchemin
Où cette légende est écrite
Par la main même du destin
Qui la fait vivre et l’effrite
Prenez garde de croire
Que ces vers parlent de moi
C’est la chose qui me broie
Qui vous conte son histoire.
ABAL Capri