xDarkAngelx
Nouveau poète
Je suis à la gare, le quai est si pâle,
L’air est très sec, il fait tellement froid,
Le silence règne sur un empire déjà mort,
La lumière est si fade qu’elle tue l’aurore,
Seul le vent conteste le règne du silence,
Et parfois le grincement de quelques feuilles mortes,
Je suis dans ce monde le seul resté vivant,
Je suis un intrus dans cet éon de la mort,
Je me sens presque hanté par des esprits présents,
Qui en ce lieu se réincarnent en froid et isolement,
Immobilisé par le froid et muet comme le silence,
Je commence à faire partie de ce cimetière vivant,
Mais je perçois des bruits qui accompagnent le vent,
Je vois quelquechose peu à peu s’approcher ,
Aucun chauffeur ne conduit à l’avant,
Mon train est finalement venu m’embarquer,
Il s’arrête, et m’ouvre la porte doucement ,
Ainsi laissant place à une grandissante pénombre,
Mais je me sens irrésistiblement tiré vers l’avant,
Je monte à contre-coeur, guidé par cette ombre,
Je m’installe sur un siège près de la fenêtre,
Et j’essaie de m’apaiser sur ce moment de repos,
Ainsi observant le monde extérieur paître,
Je ne sais ou je vais, et j’en ignore la cause,
J’ai pourtant toujours un sentiment, cette curiosité,
J’aperçois toujours cette pénombre déchoir,
Je me lève pour voir ce qui se cache dans l’obscurité,
Mais celle-ci ne fait que se replier dans le noir,
Plusieurs jours se sont écoulés depuis le début de mon voyage,
Mais jour et nuit ma vision demeure pâle,
Et j’ai un sentiment grandissant d’appartenir à ce train,
Qui me nourrit de la pénombre, de l’isolement, du rien,
Ce rien pourtant vide comble désormais mon coeur,
Il envahit mon être, mes pensées, tout ce train,
Je n’éprouvais à présent plus aucune crainte, plus de peur,
Le but de ce voyage était ma fin…sans fin.
Morale : Quand on n’a plus de but dans la vie, plus d’ambition, plus rien en quoi croire et pour quoi se battre, plus personne sur qui compter, on se rend compte de bien tristes choses. On commence déjà par perdre autrui, on se sent seuls, et on a un désir compulsif de s’isoler encore plus. Peu à peu, on perd contrôle de sa destinée, jusqu’à ce que la mort vienne la prendre à notre place, et tue notre âme et le peu d’humanité qui reste en nous. L’aboutissement est la perte de sentiments, on ignore tout ; amour, haine, peur , courage, positivité, négativité, affect, jour, nuit, tout nous semble pareil, on se laisse délibérément envahir par le rien, qui est désormais notre nourriture, notre source de vie, si celle-ci est digne de ce nom. On finit par vivre la mort, une oscillation entre vie et mort, une agonie éternelle, une fin qui n’a pas de fin.
La vie nous a abandonné, et la mort ne veut pas de nous.
L'Ange Des Ténèbres
L’air est très sec, il fait tellement froid,
Le silence règne sur un empire déjà mort,
La lumière est si fade qu’elle tue l’aurore,
Seul le vent conteste le règne du silence,
Et parfois le grincement de quelques feuilles mortes,
Je suis dans ce monde le seul resté vivant,
Je suis un intrus dans cet éon de la mort,
Je me sens presque hanté par des esprits présents,
Qui en ce lieu se réincarnent en froid et isolement,
Immobilisé par le froid et muet comme le silence,
Je commence à faire partie de ce cimetière vivant,
Mais je perçois des bruits qui accompagnent le vent,
Je vois quelquechose peu à peu s’approcher ,
Aucun chauffeur ne conduit à l’avant,
Mon train est finalement venu m’embarquer,
Il s’arrête, et m’ouvre la porte doucement ,
Ainsi laissant place à une grandissante pénombre,
Mais je me sens irrésistiblement tiré vers l’avant,
Je monte à contre-coeur, guidé par cette ombre,
Je m’installe sur un siège près de la fenêtre,
Et j’essaie de m’apaiser sur ce moment de repos,
Ainsi observant le monde extérieur paître,
Je ne sais ou je vais, et j’en ignore la cause,
J’ai pourtant toujours un sentiment, cette curiosité,
J’aperçois toujours cette pénombre déchoir,
Je me lève pour voir ce qui se cache dans l’obscurité,
Mais celle-ci ne fait que se replier dans le noir,
Plusieurs jours se sont écoulés depuis le début de mon voyage,
Mais jour et nuit ma vision demeure pâle,
Et j’ai un sentiment grandissant d’appartenir à ce train,
Qui me nourrit de la pénombre, de l’isolement, du rien,
Ce rien pourtant vide comble désormais mon coeur,
Il envahit mon être, mes pensées, tout ce train,
Je n’éprouvais à présent plus aucune crainte, plus de peur,
Le but de ce voyage était ma fin…sans fin.
Morale : Quand on n’a plus de but dans la vie, plus d’ambition, plus rien en quoi croire et pour quoi se battre, plus personne sur qui compter, on se rend compte de bien tristes choses. On commence déjà par perdre autrui, on se sent seuls, et on a un désir compulsif de s’isoler encore plus. Peu à peu, on perd contrôle de sa destinée, jusqu’à ce que la mort vienne la prendre à notre place, et tue notre âme et le peu d’humanité qui reste en nous. L’aboutissement est la perte de sentiments, on ignore tout ; amour, haine, peur , courage, positivité, négativité, affect, jour, nuit, tout nous semble pareil, on se laisse délibérément envahir par le rien, qui est désormais notre nourriture, notre source de vie, si celle-ci est digne de ce nom. On finit par vivre la mort, une oscillation entre vie et mort, une agonie éternelle, une fin qui n’a pas de fin.
La vie nous a abandonné, et la mort ne veut pas de nous.
L'Ange Des Ténèbres