Arbruisseau
Nouveau poète
Elle gisait là, par terre, brisée;
L’hiver ne l’aura pas épargnée.
Verglas accumulé,
La vie lui aura arrachée.
Peut-être, pendant bien des années
Sur le sol a-t-elle séjourné?
De ce triste sort je l’ai tirée
Et sa robe déchirée lui ai enlevée.
Dans ses veines l’on pouvait deviner
Le nombre d'années
Qu’elle a travaillées
De feuilles à porter
Jadis porteuse de vert, par le soleil illuminé
Où figuraient les danseuses toutes ciselées
Aujourd’hui, à un dos courbé
Elle allongera la longueur des randonnées .
Pierre