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Une Andalouse à la Sorbonne

Luthoriental

Maître Poète
Une Andalouse à la Sorbonne


C’était le beau temps où je travaillais sur le culte du Beau chez les Maîtres Parnassiens
Mes doigts feuilletaient à soif les Trophées,Poèmes barbares,Théorie de l'art de Cassagne..
Soudain une belle Hurie surgit, me sourit en fixant ses grands yeux noirs sur les miens.
Epris de ce charme saturnien je lui dis : fleur de grenadier d’où viens tu – D’Espagne,

Mes aïeux sont les nobles fils des Béni Serradj, dans notre grange leurs selles,leurs biens
Chaque soir j’entends hennir dans les vertes prairies l’écho lointain de leurs chevaux…
Elle contait et dans mes mains Cousin semble me dire c’est là : Du Vrai du Beau et du Bien.
Nous quittâmes son colombier.Dehors Montaigne lisait ses Essais aux essaims de moineaux.

Sous la tour Eiffel nous primes place. Un cygne pavanait au vent sa neige éclatante.
Elle parlait et dans ses yeux rêveurs se miraient les splendeurs de L’Alhambra
Je voyais à travers son fin Wichah Ibn Zaydoun fondant Wallada dans ses bras,

Le vert Généralife où les blanches colombes roucoulaient en tendres amantes,
L’illustre Mosquée,le soleil de fenêtre en fenêtre versant les Versets d’or
Et tout le prestige Andalou pleuvant sur le vaste Paris en riches accords !



Luthoriental Le :1/9/2008
 
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