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Une ancre à la réalité

Souvenirs

Nouveau poète
Le crépuscule lance ses ultimes lueurs. L'air frais est comme un baume inutile qui effleure mes cheveux de son haleine d'été. Le sol sous mes pas s'enfonce tels des sables mouvants. Les chevilles. Les jambes. Le buste. Puis mon visage sombre définitivement. Le soleil s'efface et laisse place à la toile parsemée de paillettes qui m'est si familière; un océan remplace bientôt le sable.
Je me noie. Je me noie dans cet océan de regrets, cet océan de douleur et d'incompréhension. J'avale l'eau salée et si dense de maux. Je ne suis plus qu'une éponge aux questions sans réponses déversées par vagues. Je tends les bras vers la surface tandis que mon corps plonge inexorablement vers le fond.



Une main attrape soudain la mienne et me hisse avec force vers le haut. Je fends alors les flots et me retrouve sur une bouée. Petite mais si solide. La main me tient toujours et ne me lâche pas, d'ailleurs je n'ai aucune envie qu'elle me lâche, elle est là, réconfort profond dans cette immensité. Je la regarde, attachée à la mienne, puis je remonte doucement mon regard: le poignet, le bras, puis l'épaule, le cou et enfin le visage de mon sauveur.
Il m'est familier. Ses yeux couleur tempête me scrutent avec intensité et compassion. Ses cheveux en bataille pour cause de vents sont secs malgré les nombreux embruns qui nous assaillent. Ses lèvres s'étirent en un sourire énigmatique, puis se meuvent en une phrase: "Ne t'inquiète pas, je suis là si tu as besoin de moi." Son sourire s'élargit dans la nuit et sa main presse la mienne.

Les vagues se déchainent, furieuses que je leur ai échappé, mais elles peuvent gronder, je ne crains rien. Sur cette bouée,avec lui, je suis en sécurité, rien ne peut m'atteindre. Les profondeurs de l'océan m'appellent à elles de leurs plaintes lancinantes, mais il me retient, m'empêchant de sombrer dans l'obscurité de l'oubli et de la souffrance.
" Ne cède pas, bas-toi, et tu les vaincras." La force de son murmure apaise ma peur, mes tremblements, et fait fuir la fureur des éléments.

Nos regards se croisent et de sa main libre il efface une larmes roulant sur ma joue. Les battements de mon coeur s'accélèrent. Le monde disparaît dans les abîmes, nous restons seuls, éclairés par la lumière de la lune. Son visage mystérieux me souriant...
 
et bin je suis pas vraiment prose mais j'ai adoré le lire celui la tout en douceur et magnifique histoire bravooo
 
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