• Visiteur, merci de ne pas poster plus de 5 poèmes par jour. Ceci dans le but d'améliorer la visibilité du site.

Une Âme à nu

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion Polymnie2
  • Date de début Date de début

Polymnie2

Maître Poète
Une Âme à nu
1520316497074.png1520316497074.png

« Mon » clochard 1950 » la barbe lui tenait chaud


Mes premiers souvenirs
J’avais dix ans, je ne les partageais avec personne
Sauf avec le "clochard"


Présentation


Je garde en souvenir une image du Pauvre
L’unique de l’époque où rigoles lançaient l’offre
Aux mendiants surprenants qui miraient de leurs yeux
Les cadeaux en filet pour fous mégots joyeux

En ces années cinquante, un passant tout sourire
Devenait mon complice aux lèvres le plaisir
Amusé devant l’air coquin courant destin
Son tout petit bonheur dès l’aube du matin !

Je l’ai enregistré cet homme dans la ville
Ils étaient tous pareils, même carte civile
La liberté chérie est l’âme du poète
Vit ses mots ses coutumes sans vice ni trompette !

Le portrait retracé au goût de cigarette
Fumant le riche reste en fumée de leurs cendres
Pour ranimer la vie en essence d’ariette
Voici la pure image et ceci sans serviette !

__

Aujourd’hui, écrit 2014

Ne fait pas semblant elle est lacérée
D’un pas chancelant bien mal assuré,
Supporte un gros poids sous son lourd fardeau,
La croix prêtant vie au trop long manteau
Tissé d’un passé aux fils argentés
D’une éternité fleur en lys dégantée.

Sa main gémissante attend la venue
D’un denier muet au merci fendu
Sans fiole relent, choix du libre arbitre!
Une larme geint assiste ses yeux
S’épanche la manne au cristal glorieux.
Le soir, Ô Divin ! C’est la grande amie
L’espoir qui revient, bonheur, accalmie.

Il scrute l’Infini ce néant capricieux,
Il se mue en archange en câlins malicieux
Tout en pleurant l’étoile éclairant son supplice
Qui se voit en ce ciel savourant le délice.
Son bonsoir, bien que frêle, est loin d’être un adieu,
Se voile enfin l’airain dans son écrin précieux.

Cette vie errante l’entraîne,
Cette existence fait qu’il traîne
Indépendance, aventure
Sans argent ni couverture !

Cette Âme-Esprit, qui vit, grand et beau personnage
Qui de son pur roman ne tourne pas la page !
L’avez-vous compris ?

Cet Homme, en ce Clochard, qui erre et meurt sans cri
Pousse sa plainte en pleurs loin des recoins décrits,
Ce passant incompris !


Polymnie, ce 6 mars 2018
rediffusion

 
Je me souviens très bien de cette époque qui déjà enfant m'avait marquée. .bel écrit qui ne nous rajeunit pas. On a le savoir en plus..
Bises
 
Un personnage qui a marqué de son image ton âme charitable.
Merci de ce partage.
Bonne journée
Bises Prosateur

C'était curieux de voir ces gens
se pencher sur les rigoles et lancer
leurs sourires en ramassant de fameux
mégots, jetés à la hâte, là où s'arrêtaient
les tramways! Parfois une cigarette à peine
entamée! Voir ces yeux qui pleurent, qui sourient
comme le temps, sur eux, se précipite jour et nuit!!

Merci Prosateur, bises poly
 
Je me souviens très bien de cette époque qui déjà enfant m'avait marquée. .bel écrit qui ne nous rajeunit pas. On a le savoir en plus..
Bises

Oui, le savoir, mais ce n'est pas tout
c'est l'âme qui retient! c'est l'âme qui virgule
le temps, les perceptions
Je ne me suis amusée qu'avec des plus pauvres
que moi, j'aimais les suivre, les aider d'une façon
comme une autre!
jamais déçue, en classe, ces filles travaillaient mieux
comme par hasard!

Merci à toi, pour ton partage,

Bises poly
 
C'est très beau. Tu écris souvent avec passion et empirisme sur cette âme qui semble t'inspirer au plus haut point. J'apprécie. Ce qui fait de toi une "belle d'âme" de la poésie. Merci
c983b100e89416b3614dca4d7ccaa93e.jpg
 
C'est très beau. Tu écris souvent avec passion et empirisme sur cette âme qui semble t'inspirer au plus haut point. J'apprécie. Ce qui fait de toi une "belle d'âme" de la poésie. Merci
Afficher la pièce jointe 14441
C'est moi qui te remercie,
dans la vie on prend un chemin sans le prévoir
on a tous un destin, mais qu'on ne connaît pas!
Une vie a beau être belle, elle a souvent des méandres et des pierres
malgré cela on survit, et on arrive à vivre!
Alors je peux te dire, qu'en fait j'aurais aimé rejoindre l'Abbé Pierre!
C'était trop tard pour moi!
Je ne regrette rien, je suis mes pensées autrement sur le chemin!

J'apprécie grandement chaque mot avec forte émotion!

Amitiés, Poly
 
Dernière édition:
Dans ses larmes retenues par l'indifférence du froid, tu mis un peu de Joie, mais pourtant si grande face à l'absence des cœurs qui alentour fuyaient.

L'indifférence,
meurtrit bien au-delà de l'Âme incomprise.
Comme au creux de tes mains, son Âme à nu a coulé ; réceptacle de sa peine où flotta son cœur le temps, d'un bleu nuage.
Merci BEAUCOUP Poly pour cet Homme, c'est magnifiquement touchant, bravo pour ces gestes déposés sur l'écho de tes mots.
Mes Amitiés.

ps : aussi bravo pour le dessin !

Merci Brin d'harmonie pour ton magnifique en réponse

Je suis toujours fixée sur les regards qui pleurent, ne disent rien
mais combien je les comprends, même s'ils affichent des sourires
pour voiler la face, je rencontre témoin qui porte un néant tout
comme les miens, c'est la cicatrice du temps qui ne s'efface!

Me restent des clichés en mémoire, du temps où les Clochards
étaient heureux, quand nous allions à Toulouse avec toute
l'équipe du baskets tous ensemble nous allions faire un repas
en rentrant, mon mari et moi-même , discutions avec les
clochards, comme de joyeux lurons!
Un moment délicieux qui remplissait mes pensées!

Où est-il ce temps, 1975?
Ensuite ce fut des jeunes ado à demander l'aumône et toute
la panoplie de ce jour!
Combien de temps, de jours et de nuits encore resteront
ces malheureux?

Et pourtant, il y a de l'aide, des secours de nuit qui circulent
apportent de l'aide et du chaud au cœur!
et des personnes aussi!
l'Autre soi-même miraculeux!!!!!

Grand merci à toi, Amitiés, Poly
 
Retour
Haut