Te rappelles tu de ces champs baignés, Où les blés crépitaient aux chaleurs, Que d’instants splendides passés, A attraper au filet nos coeurs, Nos visages éreintés et rosis, Dont l’œil noyé d’azur et rieur, Cavalait dans le coton blanchi, De un ciel où gambadaient les heures, Nos souffles s’étiolaient en bruissements, Nos doigts pointés estompant des cœurs, Dans l’air tiède de ce si beau printemps, Au milieu de nos riens enjôleurs.