Kaytlin
Nouveau poète
Alors que j’avance sur un chemin pavé,Mes pieds me portant au travers des belles fleurs,
D’un jardin enchanté, respirant la gaieté,
Je me presse soudain, espérant être à l’heure.
(0°oOo°0)
J’arrive à une porte et d’une pression l’ouvre,
J’avance d’un pas, découvrant le vestibule,
Comportant une table qu’un drap blanc recouvre,
Avec dessus un vase empli de renoncule.
(0°oOo°0)
Puis je change de pièce et vais dans la cuisine
Posant tout doucement mes paquets sur la table.
Une odeur m’a empli de suite les narines,
Cette odeur de vieux bois qui est si confortable.
(0°oOo°0)
Un bruit soudain m’annonce une présence proche,
Et je prends l’escalier empli de souvenirs,
Dont le bois marqué, ci et là, par des encoches
Porte pour toujours les traces de nos loisirs.
(0°oOo°0)
J’entrouvre une porte et aperçois ma mère,
Restant seule, l’air hagard, sur son lit si blanc
Accordé avec les rideaux bleu outremer,
Qui sont tissés de mouettes et de cormorans
(0°oOo°0)
Je lui serre la main, l’entraînant hors de là,
L’asseyant dans la salle de bain attenante,
Je la lave avec une serviette bleu roi,
Que tout le blanc rendait d’une couleur criante.
(0°oOo°0)
Elle est là, à présent, assise en son fauteuil,
Paraissant presque petite dans cette pièce,
Ce salon rendu morne par cet air de deuil,
Cachant les couleurs lui donnant un air de liesse.