Pierrotlalune
Nouveau poète
Un espoir même infime
À quel astre puisses-tu ressembler
Serait-ce au soleil levant, à la lune réduite
Sous ta robe d'antan noire nacrée cintrée
Tu emballes mon ardeur d'un cheval en fuite.
L'arôme de tes mots qui flattent mes sens armés
Font de moi un ogre devant une belle table
Qui te savourent goulûment à grande lampée
Mangeant sans morsure en hâte de ton corps sucré, affable.
À peine ton regard se cambrant hors de mon visage déçu
Et déjà mes larmes pleurent de ton indifférence
Mes souvenirs n'ont d'égal que mes regrets d'avoir déplu
Mon coeur est séché à force de ton absence, pressé de son sang rance.
Tu resteras de mes rêves de ton être charnel et éternel
À mi-parcours entre la perle d'eau douce et la rose du matin
Pardonne-moi la vie de forcer hors du but de la nature, du ciel
J'ose croire que mon destin se retrouvera un jour sur ton chemin.