Verona
Nouveau poète
Elle, sans lui, s’ennuie, le cœur frappé de solitude, dans son lit glacé par la nuit.
Elle, sans lui, s’endort, avec l’espoir qu’il l’aime encore, avec son absence qui la mord.
Mais lui, sans elle, s’exile, aux confins de cette ville sans teint, pour n’apparaître qu’au matin.
Car lui, près d’elle, hésite, à l’aimer comme elle le voudrait pour la blesser comme il le fait.
Elle, lorsque des larmes viennent la ronger, elle se dit qu’il a bien changé, qu’ils sont l’un pour l’autre étrangers.
Lui, entre les silences, les soupirs, ne sait pas vraiment quoi lui dire pour qu’enfin s’allume son sourire.
Entre eux, toujours plus haut se dresse un mur, elle a beau crier sa détresse, sa voix à lui n’est qu’un murmure.
Ensemble, ce qu’elle attend de lui pour vivre, ce à quoi l’amour vrai ressemble, que leurs yeux rient, que leurs mains tremblent.