Ce soir ,je me suis lancé un défi . Alors que j’observe la planète Vénus briller majestueusement dans le ciel ,en ce début de soirée ,je ne suis pas sans ignorer qu’en fait elle n’est visible de là où je l’observe à l’oeil nu que de façon fugitive, selon une courbe descendante ,tout en perdant de son fabuleux éclat . Je me suis alors lancé ce défi : je ne fais ,à chaque fois, cette céleste observation que par bribe de temps. Mais ce soir , j’ai décidé de la regarder ,à l’oeil nu ,fixement ,dans le but de la voir se déplacer dans le ciel . Mais non ,elle reste là fixement ,et elle me nargue ! Pourtant ,la célèbre «étoile du berger» m’a ,ce soir ,donné une grande leçon : si quelques secondes d’observation ,et en vain, peuvent me paraître un siècle ,parce-que je suis très attentif ,que je me concentre afin de la voir bouger ,comme si je regardais un OVNI ,la Nature est pourtant toujours la plus forte : elle fait ce qu’elle veut . Elle ne veut pas que l’humble poète perce ses mystères . En fait ,l’on sait que Vénus a une orbite propre ,différente, par exemple de Jupiter, quant à elle visible toute la nuit dans le ciel étoilé . Et soudain ,j’ai pensé à la célèbre phrase du grand maître Socrate : «connais-toi toi-même ,et laisse la Nature aux dieux» . Alors ,excusez-moi, je vais interrompre et aller m’introspecter .