Reality
Maître Poète
Il existait il y a bien longtemps de cela une légende, la légende de la sirène du grand Nord.
Dans un pays lointain où la neige ne cessait jamais de tomber vivait une princesse d une très grande beauté. Celle ci était si belle que ses parents décidèrent de la cacher du regard de tous pour éviter que des jaloux ne la défigurent ou que certains ne lui crèvent ces yeux divins. La légende dit que les seules personnes ayant pu entrevoir les yeux de la belle enfant pouvaient contempler dans son regard une infinité de bleus brillants, aussi éclatants que les étoiles du firmament. Cependant, celle ci souffrait tellement de son enfermement qu’elle entreprit de fuir son palais de glace, celui la même que ses sujets avaient mis tant d années à bâtir pour elle.
Aussi un matin ou le soleil perça les nuages comme jamais, elle coupa ses longs cheveux d’or et fit du mieux qu’elle put pour rendre une de ses robes guenille. Par chance elle échappa aux gardes du palais trop occupés ce jour là à recompter et comparer leur paye du mois. Etrangement elle s aperçu qu’il ne semblait rien avoir au dehors, juste de la neige à perte de vue et ces danses de flocons, fresques enivrantes. Poussez par un élan jusque là inconnu; la jeune femme décida de se perdre dans ce paradis blanc. Marchant au devant, sans cesse, en oubliant même la notion de temps, après des heures, errante, le corps gelé, elle vacilla, lourde, s effondra. C est alors qu’une étrange voix raisonna dans les vents sifflants du royaume :>. Aussi a cet instant précis une larme perla d une joue du petit corps presque mort pour venir s écraser sur le délicat manteau neigeux. Il est dit que toute chose et tout être furent alors transformés en une mer sans fin.
Dans un pays lointain où la neige ne cessait jamais de tomber vivait une princesse d une très grande beauté. Celle ci était si belle que ses parents décidèrent de la cacher du regard de tous pour éviter que des jaloux ne la défigurent ou que certains ne lui crèvent ces yeux divins. La légende dit que les seules personnes ayant pu entrevoir les yeux de la belle enfant pouvaient contempler dans son regard une infinité de bleus brillants, aussi éclatants que les étoiles du firmament. Cependant, celle ci souffrait tellement de son enfermement qu’elle entreprit de fuir son palais de glace, celui la même que ses sujets avaient mis tant d années à bâtir pour elle.
Aussi un matin ou le soleil perça les nuages comme jamais, elle coupa ses longs cheveux d’or et fit du mieux qu’elle put pour rendre une de ses robes guenille. Par chance elle échappa aux gardes du palais trop occupés ce jour là à recompter et comparer leur paye du mois. Etrangement elle s aperçu qu’il ne semblait rien avoir au dehors, juste de la neige à perte de vue et ces danses de flocons, fresques enivrantes. Poussez par un élan jusque là inconnu; la jeune femme décida de se perdre dans ce paradis blanc. Marchant au devant, sans cesse, en oubliant même la notion de temps, après des heures, errante, le corps gelé, elle vacilla, lourde, s effondra. C est alors qu’une étrange voix raisonna dans les vents sifflants du royaume :>. Aussi a cet instant précis une larme perla d une joue du petit corps presque mort pour venir s écraser sur le délicat manteau neigeux. Il est dit que toute chose et tout être furent alors transformés en une mer sans fin.