VikThor
Maître Poète

Tandis que la terre stérile
attendait les larmes du ciel
j'errais dans ce désert hostile
aux oasis intemporelles.
C'était un ultime voyage
la fin d'une vie bien remplie
même si, chargée de nuages,
elle en fut souvent assombrie.
Comme sur ces steppes brûlées
au sol décapé par le vent
où je m'étais si décharné
à marcher sous leur ciel ardent.
Ou errant dans la solitude
de ces rivières asséchées
je me perdais d'incertitudes
de ne pas m'y désaltérer.
Les orages se faisaient grêles
de n'être que les sablières
d'une nature trop cruelle
de déverser pluies de poussière.
Ne restaient de ces aventures
que maigres chagrins et regrets
érodés par la lente usure
d'un mauvais temps qui s'égrenait.
Tandis que la terre souffrait
de ne pouvoir s'en abreuver
dans son tréfonds je m'avançais
sous l'horizon pour m'effacer.
Vik