jmarc
Nouveau poète
Un jour peut être...
J'ai laissé sur le banc, deux soldats de plomb
Derrière un cailloux, une pierre, un moëllon
Et écris au jardin, sur le tronc d'un grand arbre
Les initiales d'un premier amour, comme gravées dans du marbre.
Reste t'il encore, aux murs fleuris de cette chambre
Les photos des anciens, en habits du Dimanche?
Ou sont elles parties dans un panier d'osier
Rejoindre les souvenirs, tout au fond du grenier?
Et ce grand lit de bois, lourd comme moultes enclumes
Sur lequel je rêvais, et parlais, le soir avec la lune
Sous l'oeil d'un homme en croix, regard tendre et austère
Qui dominait l'espace, cloué, au crucifix de pierre.
J'ai oublié, je crois, sur la marjelle du puits
Une pièce, deux scoubidous, l'empreinte d'un ami
Le vent aura soufflé, les aura balayés
Au plus loin de l'enfance, images éffacées.
J'entends encore le vent, regarde la pluie tomber
Et cette odeur si forte, ce parfum si iodé
Echappés de la mer, décrochés des rochers
Qui nous lavaient le corps, et trempaient nos souliers.
Je voudrais en tant qu'homme, vivre ces souvenirs
Retrouver la chaleur, de cette maison de pierre
Baigner ce corps fané, revivre les plaisirs
De ce petit garçon, des premiers pas sur terre.
Refouler un instant, la terre de mes ancêtres
Piétiner comme un fou, la boue de la campagne
Respirer l'air du large, le vent courbant ma tête
Et finir mon chemin, à Yvias, en Bretagne.
J'ai laissé sur le banc, deux soldats de plomb
Derrière un cailloux, une pierre, un moëllon
Et écris au jardin, sur le tronc d'un grand arbre
Les initiales d'un premier amour, comme gravées dans du marbre.
Reste t'il encore, aux murs fleuris de cette chambre
Les photos des anciens, en habits du Dimanche?
Ou sont elles parties dans un panier d'osier
Rejoindre les souvenirs, tout au fond du grenier?
Et ce grand lit de bois, lourd comme moultes enclumes
Sur lequel je rêvais, et parlais, le soir avec la lune
Sous l'oeil d'un homme en croix, regard tendre et austère
Qui dominait l'espace, cloué, au crucifix de pierre.
J'ai oublié, je crois, sur la marjelle du puits
Une pièce, deux scoubidous, l'empreinte d'un ami
Le vent aura soufflé, les aura balayés
Au plus loin de l'enfance, images éffacées.
J'entends encore le vent, regarde la pluie tomber
Et cette odeur si forte, ce parfum si iodé
Echappés de la mer, décrochés des rochers
Qui nous lavaient le corps, et trempaient nos souliers.
Je voudrais en tant qu'homme, vivre ces souvenirs
Retrouver la chaleur, de cette maison de pierre
Baigner ce corps fané, revivre les plaisirs
De ce petit garçon, des premiers pas sur terre.
Refouler un instant, la terre de mes ancêtres
Piétiner comme un fou, la boue de la campagne
Respirer l'air du large, le vent courbant ma tête
Et finir mon chemin, à Yvias, en Bretagne.