rivière
Maître Poète
Tu te blottis au creux de mes aisselles
A l’automne,
quand tombent
les feuilles mortes des chênes parmi les bocages,
je parcours paume contre paume avec mon Epousée
les bois et les forêts du Maine,
les paupières des roses connaissent
les scansions de nos escarpins,
parfois, si la fatigue se fait sentir,
nous nous adossons contre un chêne,
puis nous reprenons notre périple,
nous marchons, ivres de joie,
le vent, parfois, soufflette nos robes,
et nos longues chevelures brunes,
mais nous n’en avons cure.
Un jour, nous avions toutes deux seize ans,
alors qu’il pleuvait, nous trouvâmes refuge
dans une grange abandonnée,
nous nous allongeâmes à même la terre,
soudain le tonnerre illumina les cieux,
tremblante, tu te blottis au creux de mes aisselles,
je t’attirai à moi, et je posai mes lèvres sur les tiennes,
puis ivre de désir, éblouie par ta Grâce,
j’effeuillai le lys de tes vêtements,
et avec mes lèvres et mes doigts,
je découvris les roses de ta beauté, je te rendis hommage,
ô ma Féale,
je continuai mon œuvre des heures durant,
tu crias, tu gémis jusqu’à ce que surgisse le miel de ta chair,
je le récoltai et nous le goûtâmes
dans les bras l’une de l’autre.
Depuis, mon amante,
nous sommes ensemble pour l’éternité
bercées par les orgues de nos Amours si belles !
Sophie Rivière
A l’automne,
quand tombent
les feuilles mortes des chênes parmi les bocages,
je parcours paume contre paume avec mon Epousée
les bois et les forêts du Maine,
les paupières des roses connaissent
les scansions de nos escarpins,
parfois, si la fatigue se fait sentir,
nous nous adossons contre un chêne,
puis nous reprenons notre périple,
nous marchons, ivres de joie,
le vent, parfois, soufflette nos robes,
et nos longues chevelures brunes,
mais nous n’en avons cure.
Un jour, nous avions toutes deux seize ans,
alors qu’il pleuvait, nous trouvâmes refuge
dans une grange abandonnée,
nous nous allongeâmes à même la terre,
soudain le tonnerre illumina les cieux,
tremblante, tu te blottis au creux de mes aisselles,
je t’attirai à moi, et je posai mes lèvres sur les tiennes,
puis ivre de désir, éblouie par ta Grâce,
j’effeuillai le lys de tes vêtements,
et avec mes lèvres et mes doigts,
je découvris les roses de ta beauté, je te rendis hommage,
ô ma Féale,
je continuai mon œuvre des heures durant,
tu crias, tu gémis jusqu’à ce que surgisse le miel de ta chair,
je le récoltai et nous le goûtâmes
dans les bras l’une de l’autre.
Depuis, mon amante,
nous sommes ensemble pour l’éternité
bercées par les orgues de nos Amours si belles !
Sophie Rivière