rivière
Maître Poète
Tu somnoles, ma Douce
Tu somnoles, ma Douce,
dans le clair-obscur de notre chambre,
allongée sur notre couche,
au loin résonne une cloche,
des arbres se balancent
sous le dais de splendeur du vent.
Ta chevelure brune repose
le long de ton corps si beau,
voilà peu encore je t’ai possédée
parmi les lumières de la lune,
nos vêtements gisent à terre,
témoins de nos duels d’Éros,
tes baisers et tes doigts
connaissent
les rimes de mes seins fiers et lourds
que tu as suçotés,
j’ai abdiqué ma fierté
quand tes doigts sont entrés
en la chapelle de mon vagin
jusqu’à la grotte secrète
et rouge de ma matrice,
j’ai chanté alors des hymnes de liesse,
et les cierges de ma cyprine
ont jailli sur nos corps,
tu gis maintenant
dans la crique de ma poitrine,
au creux de mes bras,
à ton réveil,
mon Amante, mon Epousée,
je t’enseignerai les odes de la Jouissance.
Sophie Rivière
Tu somnoles, ma Douce,
dans le clair-obscur de notre chambre,
allongée sur notre couche,
au loin résonne une cloche,
des arbres se balancent
sous le dais de splendeur du vent.
Ta chevelure brune repose
le long de ton corps si beau,
voilà peu encore je t’ai possédée
parmi les lumières de la lune,
nos vêtements gisent à terre,
témoins de nos duels d’Éros,
tes baisers et tes doigts
connaissent
les rimes de mes seins fiers et lourds
que tu as suçotés,
j’ai abdiqué ma fierté
quand tes doigts sont entrés
en la chapelle de mon vagin
jusqu’à la grotte secrète
et rouge de ma matrice,
j’ai chanté alors des hymnes de liesse,
et les cierges de ma cyprine
ont jailli sur nos corps,
tu gis maintenant
dans la crique de ma poitrine,
au creux de mes bras,
à ton réveil,
mon Amante, mon Epousée,
je t’enseignerai les odes de la Jouissance.
Sophie Rivière