rivière
Maître Poète
Tu portais en ton cœur
T’en rappelles-tu,
les prés descendaient
vers le Loir, là où régnaient
les vitraux de l’ormeraie
parmi
la douceur des serpolets.
Tu portais
en ton cœur
les roses de la passion,
les arbres s’inclinaient
à l’annonce de ton pas, et
les brassées de fleurs
ne fanaient jamais
quand tombaient
les virelais de l’hiver,
tu susurrais sans cesse
les pétales de délicatesse
de nos orgues de tendresse.
Tu m’as délaissée
un matin d’été
pour gagner la ville,
je ne conserve plus de toi
que quelques parures
imprégnées de tes effluves,
cependant je sais
que tu me reviendras,
et
que les sillons de ma peine
s’effaceront
sur le livret des bocages !
Sophie Rivière
T’en rappelles-tu,
les prés descendaient
vers le Loir, là où régnaient
les vitraux de l’ormeraie
parmi
la douceur des serpolets.
Tu portais
en ton cœur
les roses de la passion,
les arbres s’inclinaient
à l’annonce de ton pas, et
les brassées de fleurs
ne fanaient jamais
quand tombaient
les virelais de l’hiver,
tu susurrais sans cesse
les pétales de délicatesse
de nos orgues de tendresse.
Tu m’as délaissée
un matin d’été
pour gagner la ville,
je ne conserve plus de toi
que quelques parures
imprégnées de tes effluves,
cependant je sais
que tu me reviendras,
et
que les sillons de ma peine
s’effaceront
sur le livret des bocages !
Sophie Rivière
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