rivière
Maître Poète
Tu me fixes, les yeux-clos
Ta peau délicate brille aujourd’hui sous le soleil de mai,
les bois émerveillés par ta beauté
balancent leur palme,
ô ma Douce, ô mon Amour,
tu me fixes,
les yeux mi-clos,
tandis que monte dans les cieux
le cristal des saisons,
non loin de moi,
s’échoue le ressac du Loir,
dans les hanches des bocages,
frémissent des prés de violettes,
les bois émerveillés par ta beauté
balancent leur palme,
ô ma Douce, ô mon Amour,
tu me fixes,
les yeux mi-clos,
tandis que monte dans les cieux
le cristal des saisons,
non loin de moi,
s’échoue le ressac du Loir,
dans les hanches des bocages,
frémissent des prés de violettes,
nous errons au gré de nos envies,
parfois, je te tire à moi,
et je dépose sur tes lèvres
l’aile d’un baiser.
parfois, je te tire à moi,
et je dépose sur tes lèvres
l’aile d’un baiser.
Je te connais depuis que le monde
est monde,
depuis que tu chantes avec moi
les sentiers de la Lumière,
est monde,
depuis que tu chantes avec moi
les sentiers de la Lumière,
hier à la brune,
je t’ai possédée des heures durant,
tes seins haut plantés,
arrogants et lourds
je t’ai possédée des heures durant,
tes seins haut plantés,
arrogants et lourds
ont remué à chacun de tes gestes,
tes cris de liesse ont déchiré la soie du silence,
nous avons partagé le miel de ton corps,
et tu t’es réfugiée
tes cris de liesse ont déchiré la soie du silence,
nous avons partagé le miel de ton corps,
et tu t’es réfugiée
dans l’anse de mes bras
pour goûter
l’hymne de la tendresse,
ô mon amante,
pour goûter
l’hymne de la tendresse,
ô mon amante,
quant à moi,
qui ne suis que ton humble poétesse,
je chanterai sans cesse
les orgues de nos amours si belles et si féminines !
qui ne suis que ton humble poétesse,
je chanterai sans cesse
les orgues de nos amours si belles et si féminines !
Sophie Rivière