rivière
Maître Poète
Tu m’as octroyé le sonnet de nos amours
A
la brune,
sur
les lacs endormis du Maine,
il n’est pas rare
de voir fleurir
au printemps et en été,
dans le miel des cimes,
les ailes d’une phalène
qui s’ouvrent
dessus
le reliquaire des roses,
dessus
les
roseaux de douceur
d’un parfum.
Tu es semblable,
ma Fée,
à ce papillon si enchanteur,
avec l’ébène de ta mantille
que
tu jettes
sur
tes frêles épaules
pour te promener
avec moi
dans
le parlement des blés.
Souvent,
nos robes de lin tressautent
quand s’enflamme
la sonate du vent,
tu t’accroches alors à moi,
fiévreuse, et craintive,
sous
le baldaquin d’émoi des étoiles,
pendant que
les silhouettes des ormes
se courbent
face à l’hymne de ta Grâce.
Ce soir,
dès ton arrivée,
à
l’orée de notre borde,
tu m’as pressée
contre tes seins,
parmi le quatrain de nos féminités,
dessous les sources des astres,
et sur
le ciboire de la douceur,
tu m’as octroyé
le sonnet de nos amours !
Sophie Rivière
A
la brune,
sur
les lacs endormis du Maine,
il n’est pas rare
de voir fleurir
au printemps et en été,
dans le miel des cimes,
les ailes d’une phalène
qui s’ouvrent
dessus
le reliquaire des roses,
dessus
les
roseaux de douceur
d’un parfum.
Tu es semblable,
ma Fée,
à ce papillon si enchanteur,
avec l’ébène de ta mantille
que
tu jettes
sur
tes frêles épaules
pour te promener
avec moi
dans
le parlement des blés.
Souvent,
nos robes de lin tressautent
quand s’enflamme
la sonate du vent,
tu t’accroches alors à moi,
fiévreuse, et craintive,
sous
le baldaquin d’émoi des étoiles,
pendant que
les silhouettes des ormes
se courbent
face à l’hymne de ta Grâce.
Ce soir,
dès ton arrivée,
à
l’orée de notre borde,
tu m’as pressée
contre tes seins,
parmi le quatrain de nos féminités,
dessous les sources des astres,
et sur
le ciboire de la douceur,
tu m’as octroyé
le sonnet de nos amours !
Sophie Rivière