rivière
Maître Poète
Tu marchais, hiératique, parmi les roses du vent
Je t’ai rencontrée un jour de mai,
ô ma Déesse,
en la forêt de Bercé,
tu marchais, hiératique,
parmi les roses du vent.
Éblouie par ta splendeur,
je suis allée vers toi,
le coeur battant,
avec pour seuls témoins les arbres et les oiseaux,
je me suis agenouillée,
et je t’ai déclaré ma flamme,
tu as haussé les épaules, indifférente,
j’ai volé pour toi
des pierres de lune et des rimes de douceur
que je te t’ai offertes en tremblant,
mais tu m’as repoussée,
je t’ai psalmodié des hymnes de Désir
que je t’ai offerts
dessus la soie de tes ivresses,
tes iris se sont éclairés,
j’ai décidé de me séparer de tous mes atours,
tu m’as souri avec bonté,
puis je t’ai écrit une poésie saphique
avec le sang de tes mots,
avec la tendresse de ta grâce,
avec les motets de ta clarté,
tu es allée vers moi, souriante,
et à même à la mousse,
nous sommes aimées jusqu’aux rivages du crépuscule !
Sophie Rivière
Je t’ai rencontrée un jour de mai,
ô ma Déesse,
en la forêt de Bercé,
tu marchais, hiératique,
parmi les roses du vent.
Éblouie par ta splendeur,
je suis allée vers toi,
le coeur battant,
avec pour seuls témoins les arbres et les oiseaux,
je me suis agenouillée,
et je t’ai déclaré ma flamme,
tu as haussé les épaules, indifférente,
j’ai volé pour toi
des pierres de lune et des rimes de douceur
que je te t’ai offertes en tremblant,
mais tu m’as repoussée,
je t’ai psalmodié des hymnes de Désir
que je t’ai offerts
dessus la soie de tes ivresses,
tes iris se sont éclairés,
j’ai décidé de me séparer de tous mes atours,
tu m’as souri avec bonté,
puis je t’ai écrit une poésie saphique
avec le sang de tes mots,
avec la tendresse de ta grâce,
avec les motets de ta clarté,
tu es allée vers moi, souriante,
et à même à la mousse,
nous sommes aimées jusqu’aux rivages du crépuscule !
Sophie Rivière