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Tu m'apparus, auréolée de splendeur

rivière

Maître Poète
Tu m’apparus, auréolée de splendeur

La nuit tombe, et je te récite, ô mon Aimée,
dessus les murmures du vent,
la langueur de notre amour,
et les corolles de ta chair


où frissonne la volupté du Désir.
Je t’ai connue un jour de juin
alors que s’inclinaient les roses du Levant
face à la couronne de ta Beauté,


je pleurais la mort d’une amante,
tu m’apparus,
auréolée de splendeur,
les bocages énonçaient des sonnets d’ardeur,


les fleurs s’ouvraient au son de tes pas,
le coeur battant,
à genoux devant l’ivresse de ta Grâce,
je te demandai ta main,


tu me souris, et tu acquiesças à ma demande,
tu me conduisis
dans un bosquet,
tu effeuillas lentement les rimes de mes vêtements,


tu me couchas sur l’eau des mousses,
et allongée près de moi,
ta langue traça le sillon d’or du Désir,
savoura


la liesse de ma poitrine pigeonnante fière et lourde
l’amphore de mes hanches,
titilla des heures durant la clarté de mon clitoris,
puis rendue folle de Plaisir,


je hurlai
la Grâce d’être ta Femme,
et depuis lors, tu es mienne mon Infante,
jusqu’à la fin des temps !


Sophie Rivière

 
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