rivière
Maître Poète
Tu honoras ma rivière d’amour
Cette nuit,
lorsque je fermerai mes rideaux
avant de m’endormir,
je penserai encore et toujours à toi,
ma Douce, mon amante,
toi qui as disparu un matin d’été
attirée par les lumières de la Capitale.
Je ne possède plus de toi
que ta photographie, quelques bijoux posés sur ta commode,
ta robe de lin pendue pendue dans ton armoire,
tes bas bas de soie, et tes escarpins
jetés à même le sol de la chambre de notre borde,
tu es si belle et si bonne que les cimes des arbres
se courbaient à ta vue et que les oiseaux te révéraient.
Te souviens-tu, je t’ai rencontrée un soir de septembre,
alors que tu errais, ivre de fatigue, parmi les bocages,
je t’invitai à te restaurer, tu acceptas,
puis tu t’endormis dans un profond fauteuil,
je te veillai longuement, assise auprès de toi,
je pris ta dextre qui pendait, inutile,
et la serrai entre mes paumes, à ton réveil, tu me remercias,
tu me conduisis sur ma couche,
tu ôtas fébrile mes vêtements, tu fis de même,
tes seins pigeonnants, fiers et lourds,
bougeaient à chacun de tes mouvements,
tu m’allongeas, et avec tes lèvres et tes paumes,
tu me conduisis des heures durant sur les plaines de la douceur,
je gémis, je hurlai, je me cambrai, et tu honoras ma rivière d’amour
jusqu’à
la scansion de ma Jouissance,
jusqu’à ce que jaillisse le miel de ma Chair
que nous bûmes, entrelacées.
Reviens, ma Vénérée,
et
nous chanterons comme auparavant
les lys des nos amours si pures et si féminines !
Sophie Rivière
Cette nuit,
lorsque je fermerai mes rideaux
avant de m’endormir,
je penserai encore et toujours à toi,
ma Douce, mon amante,
toi qui as disparu un matin d’été
attirée par les lumières de la Capitale.
Je ne possède plus de toi
que ta photographie, quelques bijoux posés sur ta commode,
ta robe de lin pendue pendue dans ton armoire,
tes bas bas de soie, et tes escarpins
jetés à même le sol de la chambre de notre borde,
tu es si belle et si bonne que les cimes des arbres
se courbaient à ta vue et que les oiseaux te révéraient.
Te souviens-tu, je t’ai rencontrée un soir de septembre,
alors que tu errais, ivre de fatigue, parmi les bocages,
je t’invitai à te restaurer, tu acceptas,
puis tu t’endormis dans un profond fauteuil,
je te veillai longuement, assise auprès de toi,
je pris ta dextre qui pendait, inutile,
et la serrai entre mes paumes, à ton réveil, tu me remercias,
tu me conduisis sur ma couche,
tu ôtas fébrile mes vêtements, tu fis de même,
tes seins pigeonnants, fiers et lourds,
bougeaient à chacun de tes mouvements,
tu m’allongeas, et avec tes lèvres et tes paumes,
tu me conduisis des heures durant sur les plaines de la douceur,
je gémis, je hurlai, je me cambrai, et tu honoras ma rivière d’amour
jusqu’à
la scansion de ma Jouissance,
jusqu’à ce que jaillisse le miel de ma Chair
que nous bûmes, entrelacées.
Reviens, ma Vénérée,
et
nous chanterons comme auparavant
les lys des nos amours si pures et si féminines !
Sophie Rivière