Verona
Nouveau poète
J’ai taillé mon plus vieux crayon, quelques copeaux de bois séché
J’ai choisi une page blanche bien enfouie au fond d’un cahier
Un premier mot comme un départ en chute libre dans l’esprit
Est-ce trop tôt ou bien trop tard, je repose mon pinceau gris.
Je m’imagine des histoires de navires échoués, de tempêtes
De cieux incendiés de soleil, des musiques au loin à tue-tête
Je voulais écrire un tableau pour vous l’exposer en ce jour
Mais les couleurs restent muettes, l’inspiration me joue des tours.
Je me sens seul, désemparé, autant que peut l’être celui
Qui cherche en vain à s’évader, à franchir le pas de chez lui
Mes mots sont là, je les entends, mais pas un seul ne se dessine
Les yeux fermés je peux les voir, sous le papier je les devine.
Tout est bien plus clair à présent et je commence à composer
Mes doigts s’envolent, l’encre flamboie sur l’écritoire un peu usé
Aucun navire, aucune tempête, juste une touche d’or et de bleu
Les seuls mots que j’aie en tête, ma fille je t’aime, je suis heureux.
J’ai choisi une page blanche bien enfouie au fond d’un cahier
Un premier mot comme un départ en chute libre dans l’esprit
Est-ce trop tôt ou bien trop tard, je repose mon pinceau gris.
Je m’imagine des histoires de navires échoués, de tempêtes
De cieux incendiés de soleil, des musiques au loin à tue-tête
Je voulais écrire un tableau pour vous l’exposer en ce jour
Mais les couleurs restent muettes, l’inspiration me joue des tours.
Je me sens seul, désemparé, autant que peut l’être celui
Qui cherche en vain à s’évader, à franchir le pas de chez lui
Mes mots sont là, je les entends, mais pas un seul ne se dessine
Les yeux fermés je peux les voir, sous le papier je les devine.
Tout est bien plus clair à présent et je commence à composer
Mes doigts s’envolent, l’encre flamboie sur l’écritoire un peu usé
Aucun navire, aucune tempête, juste une touche d’or et de bleu
Les seuls mots que j’aie en tête, ma fille je t’aime, je suis heureux.