rivière
Maître Poète
Tu effeuillas sans mot dire
Tu rôdes autour de moi,
mon amante,
le désir te tenaille,
j’évoque
les langueurs de tes paupières closes,
et les sanglots de ton rut.
Souviens-toi, hier,
des mouettes allaient vers le soleil
les lucioles nous éclairaient,
l’été approchait,
quand la voûte sylvestre
fut témoin de nos ébats,
les asphodèles reconnurent
le chuchotis de grâce de ta robe de lin,
tu m’enlaças près d’un chêne,
alors que soufflait sur mes seins vierges
la douceur d’un parfum,
tu effeuillas sans mot dire
ma robe, mes escarpins,
mes bas, et ma culotte,
tu m’allongeas près d’un chêne,
puis tu me chevauchas des heures durant,
je rendis grâce, mais tu continuas ton œuvre,
sourde à mes gémissements de plaisir,
et tu convoquas les édits du vent
qui portèrent en tous lieux
ma joie d’être enfin Femme enfin tes bras.
Demain, et les autres jours,
je crierai, ô ma Douce,
les spasmes de la Jouissance,
le parfum de nos amours
si belles
et si féminines !
Sophie Rivière
Tu rôdes autour de moi,
mon amante,
le désir te tenaille,
j’évoque
les langueurs de tes paupières closes,
et les sanglots de ton rut.
Souviens-toi, hier,
des mouettes allaient vers le soleil
les lucioles nous éclairaient,
l’été approchait,
quand la voûte sylvestre
fut témoin de nos ébats,
les asphodèles reconnurent
le chuchotis de grâce de ta robe de lin,
tu m’enlaças près d’un chêne,
alors que soufflait sur mes seins vierges
la douceur d’un parfum,
tu effeuillas sans mot dire
ma robe, mes escarpins,
mes bas, et ma culotte,
tu m’allongeas près d’un chêne,
puis tu me chevauchas des heures durant,
je rendis grâce, mais tu continuas ton œuvre,
sourde à mes gémissements de plaisir,
et tu convoquas les édits du vent
qui portèrent en tous lieux
ma joie d’être enfin Femme enfin tes bras.
Demain, et les autres jours,
je crierai, ô ma Douce,
les spasmes de la Jouissance,
le parfum de nos amours
si belles
et si féminines !
Sophie Rivière