• Visiteur, merci de ne pas poster plus de 5 poèmes par jour. Ceci dans le but d'améliorer la visibilité du site.

Tu contemplais la Grâce de ton pertuis

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion rivière
  • Date de début Date de début

rivière

Maître Poète
Tu contemplais la Grâce de ton pertuis

Un après-midi,
alors que
je te croyais absente,
ma Fée de lumière,

et que
je m’apprêtais à sortir
de
notre buanderie,

je te surpris,
assise, nue, devant ta psyché,
dans
l’écrin de notre chambre.

Tu contemplais le halo de ton teint,
ton infinie chevelure châtaine,
les trophées de beauté de tes seins luxuriants,
les fleurs de bruyère de ton pubis,

la Grâce de ton pertuis
qui est l’évangile de ma vénération,
ô mon Soleil.
Eblouie, je te fixai sans fin,

quand, soudain, tu te levas,
pris une paire de bas et des porte-jarretelles noirs
que tu avais posés à même le sol,
tu les fixas

sur
chacune
de
tes

jambes fuselées,
puis tu t’admiras,
languide, somptueuse de désir,
parmi le murmure de ta splendeur.

Tu restas ainsi
pendant plusieurs minutes,
tes mamelons de roses,
arrogants et tendres,

fiers et précieux
bougeaient à chacun de tes gestes,
dans
l’ardeur de ton apothéose.

Je sortis de ma cachette,
vins à ta rencontre,
tu sursautas,
et me souris tendrement,

puis, à genoux
devant la liesse de tes strophes de Douceur,
j’ôtai ma robe, et
blasonnai ton corps de Bonté

des heures durant,
jusqu’
à
l’ode des matines,

jusqu’
aux
émaux
du Plaisir,

car
il n’existe rien de plus beau au Monde
que
la liturgie de ta Volupté !

Sophie Rivière
 
Retour
Haut