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Tsunami

titedidounette

Nouveau poète
Cette vague déferlante si puissante
Ravage tout-
Les plus beaux sourires s’effacent, restent de glace-
Elle nous tient en joue.
Au milieu des limbes- moi, si humble
(Être alors à genoux)
Je navigue avec grand fracas, cahin-caha
Dans ce monde trop flou.

Et pour seul horizon, en toile de fond :
Un ange déchu
Demeure cette saveur douce-amère de l’éphémère :
Chacun un peu déçus ;
Ne reste qu’une piste dès lors au fond de l’aéroport :
Une voie sans issue !

Les gisants blafards n’ont plus de regard-
Ils résistent tant bien que mal
Ils posent leurs doléances, assistent à la déchéance-
Avec l’œil perçant du chacal-
De deux étoiles, abîmées par la grand-voile
Que dévorent les cannibales.
Crépitent les corps qu’on décapite
Et s’ouvre enfin le grand bal.

Traverser le Yangtsé – fleuve démesuré
De mes pauvres rames
De si majestueux flots, tels d’énormes crocs
Dévorants ma ridicule oriflamme.
Pareils aux pires despotes, ils me ballottent
Et ce jour proclament
Comme unique recours, ce discours :
Ils seront les plus infâmes,
De tous maux et malheurs, vengeurs
Ils prendront mon âme !!

De bonne ou mauvaise augure, ces ombres futures
Hantent les dortoirs
A vider sans escale leurs sinistres cathédrales
Ils semblent être l’exutoire
D’enfer et damnation, plus aucune rébellion-
Des plus blasphématoires.
Tout briser, et pour sept ans, errer dans le néant-
Les cris du désespoir.

Simples mirages aux confins d’inquiétants visages
On sent monter la colère.
Venin du destin ou poison quotidien malsain
Elle rampe, insidieuse vipère !
Envahir au lointain et détruire le certain
Sous l’œil du compère
Dévaster encore, et sans doute à tort-
Etriper, laisser s’échapper les viscères.

Noyée, sans le sou parmi les fous
Viendront les charognards
En quête criminelle de restes fraternels
Ils chargeront leurs corbillards
Ne les imaginez pas naïfs : leurs esprits vifs
Arroseront de canulars
Dans l’incommensurable étourdissement de l’aimant,
Le plus rusé roublard.

Subsiste seule l’oppressante charpente :
Cette envahissante solitude
De tous ces corps sans rebords
Egarés, perdus dans la multitude.
Leurs bidoches sonnent les cloches
D’une lancinante servitude.
Toutes circonstances apportent avec violence les diffluences
De ces êtres de turpitude.
Esprits impurs, sans commune mesure,
Ils ne conçoivent aucune mansuétude.

Et toi, au pied de l’épicéa
De la vie, en pleine survie ;
Eméché dans l’espace ébréché de ta carapace
Sans préavis, avec tes rêves inassouvis-
La déconfiture se lit sur ton architecture-
Tu t’enfuis, vert-de-gris
Telle Cassandre au cœur de Brocéliande.
Isolée sur le parvis alors je prie et supplie :
Que s’évanouisse le spleen courant à ma guillotine ;
De mes entrailles sois la synovie, mon eau-de-vie.

Traversons la rotonde au-delà du clapotis des ondes
Hypnotique- suis moi dans mon voyage épique vers ce pays celtique.
Trouvons le chapeau vert, caché dans son univers :
Cette vision féerique a ce quelque chose de magique.
S’agite ma baguette dans le champ de pâquerettes
Et ton corps si stoïque devient soudainement frénétique ;
Je glisse alors dans mon carquois ce bout de toi qui n’appartient qu’à moi :
Ton astre poétique sur mon chagrin pathétique…
A mon réveil, plus de merveilles-
Même authentique cet espoir utopique est dramatique.
Je suis la Persona non Grata dans ta Cosa Nostra
Même prophétique, ce besoin thérapeutique est emblématique.

Me voilà, crinière noire sur peau de satin-
Poudre blanche chez les bisounours-
Tendrement bercée de mes sept nains-
Je la vois, elle scintille au bout de ma Grande Ourse.
Intense lueur qui m’attire
J’y cours pour m’en sortir !
Car ce pays chimique est vain
Il conduit à la mort clinique, son écrin.
Au point du jour ce prince charmant trop débutant
Se transforme, poussière d’ange, en chevalier servant.
Monte sauver ta belle !
Grimpe à l’échelle !
N’oublie jamais que sa base si solide
Si tu perds l’équilibre dans le vide
Bercera sur son savoureux tapis ta chute.
Elle restera à jamais ton plus dévoué parachute.
 
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