Regalline
Maître Poète
La ville qui volait les étoiles
Entre tours et antennes,
Dame lune se faufile
Roulant toute sa peine
En cet air si peu facile
Y-a-il quelque âme pure
Qui voudrait l’apercevoir
Pour que l’heure la rassure
Que son éclat est bien espoir ?
Y-a-t-il quelque lueur
Qui cherche l’onde bleue parme
Pour que la nuit en sueur
S’éponge à l’astre qui charme ?
Mais rien ne vibre ce soir
Qui donne luisance au ciel,
Ni poudre ni encensoir
Qui parfume le sommeil
Et là-bas aux vitres closes
Ni persiennes, ni volets
Filtrent le secret des choses :
Rien n’espère en qui promet
Tout passe, tout se finit
Rêves à la lune éveillée.
Tout chasse, tout s’interdit
Sans l’étoile émerveillée…
Roulant toute sa peine
En cet air si peu facile
Entre tours et antennes,
Dame lune se faufile