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Tremblements de tête (thème la dépression)

THEOREM1

Nouveau poète
Tremblements de tête

Sa tête a des secousses mécaniques, syncopées,
Incontrôlables, son regard est livide

Et, par irruptions aléatoires ses joues
Se retrouvent inondées de flots salés.

Ou pire, toute cette eau ne parvient pas à s'écouler.
Il rentre en dépression, ses nerfs se tordent,
Sa lucidité s'évanouit, ses repères,
Tout son univers glisse, s'effondre par pans entiers,
Le séisme s'opère, le cataclysme s'installe
Enorme, insurmontable et démentiel.

Il y assiste impuissant, sa vie devient qu’une faille,
Ses yeux se révèlent catastrophiques, son visage
Figé, blême comme la mort, l'angoisse l'étrangle.
C'est un déluge de boue torrentielle qui le
Souille, l'englue, le paralyse, le submerge,
Son corps s'enfuit en coulée souffrières répétées.
IL NE VOIT PLUS DE SON ETRE QUE LE NOIR.

Immobile, assis dans un coin, il se morfond,
Tout est difficulté ; se laver est une épreuve
Suffisante pour toute une matinée, mâcher
Un automatisme, rien n'a plus de goût, marcher
N'est qu'une addition de petits pas laborieux.
Tout le rebute, il se dégoûte de lui-même.

Sa mémoire s'effrite, les médicaments l'abrutissent,
Même s'il le soulage, il perd le fil de ses idées.
Son ciel noirci s'écrase sur tous les horizons,
Il crains le gouffre vertigineux de la folie !
Il est en pleine apocalypse mentale,
Mutant en zombie de douleurs permanentes.
Ses certitudes ont sonné la retraite générale,
C'est la déroute avec des lendemains à trouver,
A recréer ; un travail colossal jour après jour.
Toutes ses espérances ne sont plus que morbides
Il est fasciné par le néant d'un big bang
Dans cette cervelle glauque, geste courageux ou lâche ?


Il se sens de trop au travail, à la maison,
Avec ses amis ainsi qu'avec son chien. Certains
Lui attribuent une "grande fatigue" c'est plus acceptable,
Faire l'autruche en voilant la vérité est facile :
La dépression nerveuse est un peu le sida
Mental. Sa tête dérange et il les comprend !

En lui subsiste, pourtant, l'espoir très ténu
D'une main tendue, d'une parole de sollicitude,
Qui le touche au coeur de son mal et fera mouche
Créant un tout petit déclic pour rebondir ENFIN !
Ou d'une oreille à l'écoute pour éviter le pire.
Avec certains soutiens de son entourage.
Des médecins avec les pilules en secours,
Qui l'ont bien aidés, assistés, soutenus pour
Se rétablir différent et plus philosophe.

Le chemin est long, difficile, plein d'embûches !
Sa voie est encore trop mouvante et très fragile
Il demeure vigilant étant son pire ennemi.
Il ne faut jamais, jamais, désespérer de tout.
Il faut trouver la force d'accepter un geste
Fraternel ou de chercher une oreille réceptive.
Cultive l'once d'espoir enfoui au plus profond de toi.

Par pure provocation amicale, je dédierai
Ce texte à feu Haroun Tazieff,
Grand spécialiste des catastrophes naturelles.


Le dépressif en souffrance incandescente
Ne vit qu'au présent pour lui demain est vide
Son antre cérébrale est impuissante à rêver
Où est-vous allé chercher qu'il serait un

MALADE IMAGINAIRE !

QU'EN SAVEZ-VOUS ?
La réalité est que ce fantasme

A la vie dure, lui aussi !
Et puis rassurez-vous

CE N'EST PAS CONTAGIEUX !
Bien que ça puisse un jour
Aussi, vous CONCERNER !

Se rétablir n'est pas une question de volonté, plus on lui dit « secoue-toi ! », « réagis ! » plus il culpabilise, plus la honte l'étouffe, moins il se remettra rapidement sur pieds.
Texte déposé
oOo

Le plus brave de nous a peur de son moi.
Oscar Wilde
 
Splendide!! Une petite merveille d'écriture, avec un thème qui ne peut laisser indifférents; BRAVO et merci de partager!
 
Tremblements de tête

Sa tête a des secousses mécaniques, syncopées,
Incontrôlables, son regard est livide

Et, par irruptions aléatoires ses joues
Se retrouvent inondées de flots salés.

Ou pire, toute cette eau ne parvient pas à s'écouler.
Il rentre en dépression, ses nerfs se tordent,
Sa lucidité s'évanouit, ses repères,
Tout son univers glisse, s'effondre par pans entiers,
Le séisme s'opère, le cataclysme s'installe
Enorme, insurmontable et démentiel.

Il y assiste impuissant, sa vie devient qu’une faille,
Ses yeux se révèlent catastrophiques, son visage
Figé, blême comme la mort, l'angoisse l'étrangle.
C'est un déluge de boue torrentielle qui le
Souille, l'englue, le paralyse, le submerge,
Son corps s'enfuit en coulée souffrières répétées.
IL NE VOIT PLUS DE SON ETRE QUE LE NOIR.

Immobile, assis dans un coin, il se morfond,
Tout est difficulté ; se laver est une épreuve
Suffisante pour toute une matinée, mâcher
Un automatisme, rien n'a plus de goût, marcher
N'est qu'une addition de petits pas laborieux.
Tout le rebute, il se dégoûte de lui-même.

Sa mémoire s'effrite, les médicaments l'abrutissent,
Même s'il le soulage, il perd le fil de ses idées.
Son ciel noirci s'écrase sur tous les horizons,
Il crains le gouffre vertigineux de la folie !
Il est en pleine apocalypse mentale,
Mutant en zombie de douleurs permanentes.
Ses certitudes ont sonné la retraite générale,
C'est la déroute avec des lendemains à trouver,
A recréer ; un travail colossal jour après jour.
Toutes ses espérances ne sont plus que morbides
Il est fasciné par le néant d'un big bang
Dans cette cervelle glauque, geste courageux ou lâche ?


Il se sens de trop au travail, à la maison,
Avec ses amis ainsi qu'avec son chien. Certains
Lui attribuent une "grande fatigue" c'est plus acceptable,
Faire l'autruche en voilant la vérité est facile :
La dépression nerveuse est un peu le sida
Mental. Sa tête dérange et il les comprend !

En lui subsiste, pourtant, l'espoir très ténu
D'une main tendue, d'une parole de sollicitude,
Qui le touche au coeur de son mal et fera mouche
Créant un tout petit déclic pour rebondir ENFIN !
Ou d'une oreille à l'écoute pour éviter le pire.
Avec certains soutiens de son entourage.
Des médecins avec les pilules en secours,
Qui l'ont bien aidés, assistés, soutenus pour
Se rétablir différent et plus philosophe.

Le chemin est long, difficile, plein d'embûches !
Sa voie est encore trop mouvante et très fragile
Il demeure vigilant étant son pire ennemi.
Il ne faut jamais, jamais, désespérer de tout.
Il faut trouver la force d'accepter un geste
Fraternel ou de chercher une oreille réceptive.
Cultive l'once d'espoir enfoui au plus profond de toi.

Par pure provocation amicale, je dédierai
Ce texte à feu Haroun Tazieff,
Grand spécialiste des catastrophes naturelles.


Le dépressif en souffrance incandescente
Ne vit qu'au présent pour lui demain est vide
Son antre cérébrale est impuissante à rêver
Où est-vous allé chercher qu'il serait un

MALADE IMAGINAIRE !

QU'EN SAVEZ-VOUS ?
La réalité est que ce fantasme
A la vie dure, lui aussi !
Et puis rassurez-vous

CE N'EST PAS CONTAGIEUX !
Bien que ça puisse un jour
Aussi, vous CONCERNER !

Se rétablir n'est pas une question de volonté, plus on lui dit « secoue-toi ! », « réagis ! » plus il culpabilise, plus la honte l'étouffe, moins il se remettra rapidement sur pieds.
Texte déposé
oOo

Le plus brave de nous a peur de son moi.
Oscar Wilde


Vraiment beau!
Bravo!
J'ai connu cette souffrance...
Mes amitiés,
MB xx
 
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