Toutes ces terribles nuits de solitude , passées sans toi ,femme qui n’existe pas , et auxquelles j’ai pris l’habitude. Des nuits obscures, taciturnes, où seul brille, un peu , l’éclat de la lune . Car il faut sur terre , comme le criait Hitler , des hommes solides, des bâtisseurs ,des maçons, qui construisent de solides maisons ! Mais un Poète ? C’est quoi un Poète ? Un doux rêveur , dont le coeur est plein de candeur, trop gentil , trop doux, dans ce monde de voyous ! Mais ce que tu ne sais pas ,femme , c’est que le Poète est capable d’aimer. Ne lui en fais jamais le blâme , car au fond de son âme brille un reflet d’Eternité . Te voilà livrée aux loups, ceux qui te font trembler , mais, peut-être ,aussi.....vibrer ! Pendant que le doux Poète pense, pendant qu’il aime tant écrire , ton cadavre est en train de pourrir , tu n’es plus qu’une pauvre épave là ,dans une sombre cave, aux murs garnis d’emblèmes de Satan. Alors ,femme ,je t’en supplie, disparais de mes nuits, disparais de ma vie , à jamais va-t’en !