shinta
Nouveau poète
les lendemains qui chantent;
trop peu pour moi,
j'aime le noir,
le ciel sans espoir!
dans ce mouroir,
tel un convoi d'au revoir,
j'exile ma peur,
exalte mes doutes!
crie de peine,
drapeaux en bernent!
je dévale l'escalier
comme ce derobe,
ta robe effleurée par mes mains
qui ont faim
de ta peau, de ton corps!
mais elle part, ma petite ingénue,
aux seins nus,
ne me laissant qu'un suave parfum
et un baiser carmin !
trop peu pour moi,
j'aime le noir,
le ciel sans espoir!
dans ce mouroir,
tel un convoi d'au revoir,
j'exile ma peur,
exalte mes doutes!
crie de peine,
drapeaux en bernent!
je dévale l'escalier
comme ce derobe,
ta robe effleurée par mes mains
qui ont faim
de ta peau, de ton corps!
mais elle part, ma petite ingénue,
aux seins nus,
ne me laissant qu'un suave parfum
et un baiser carmin !