rivière
Maître Poète
Ton corps a bu le lys de mes baisers
Un frôlement de ta main
contre mon visage
a suffi
pour ressusciter mon amour.
Ta chevelure de jais
luit
sur notre couche
où nous reposons, nues,
enlacées,
dans l’écume du matin.
Cette nuit,
nous sommes devenue amantes,
j’ai pris possession
de tes seins de neige,
et de
l’onde de ta cyprine
que
je t’ai offerte,
ô ma sœur de Grâce,
dessus la douceur de tes hymnes de langueur,
les bocages résonnent
encore
de
tes gémissements de liesse,
ton corps a bu
le lys de mes baisers
que
j’ai déposés, ardente,
sur
la rose de ta vulve,
là où
veillent nos fêtes charnelles,
les étoffes connaissent
la splendeur de tes aisselles,
les corolles de nos étreintes
sur le spasme de nos sèves.
A ton réveil,
nous déifierons
les émaux de la Féminité
au gré de bocages du Maine.
Un frôlement de ta main
contre mon visage
a suffi
pour enchanter mon amour !
Sophie Rivière
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