rivière
Maître Poète
Ton cœur s’est ouvert à l’ostensoir de l’Amour
Tu ris, les pieds nus perdus dans
les fétus de blé du Val du Loir,
la sève de clarté parcourt
les syllabes des ifs,
dès l’aube, à ton approche,
les oiseaux enivrent
la cueillaison d’harmonie,
des troubadours déposent
chaque jour et chaque nuit
une goutte de rosée
pour
déifier le chant de tes rimes.
Tu m’as longtemps méconnue,
ma Fée,
moi qui ne suis
qu’un humble pétale de ces nymphéas
que tu contemples
de ton regard si doux,
mais j’ai glissé sous ta porte
tant d’assonances d’étoiles,
j’ai tant chanté sous la nue
l’oriflamme de ta beauté,
j’ai tant prié sur l’autel des landes
la musique éparse du matin,
j’ai tant mendié l’aumône de ton sourire,
que
ton cœur s’est ouvert pour toujours
à l’ostensoir de l’Amour.
Reçois, dès lors,
en cette renaissance,
ce bouquet de vie qui glisse majestueux
parmi les paroisses des romances !
Sophie Rivière
Tu ris, les pieds nus perdus dans
les fétus de blé du Val du Loir,
la sève de clarté parcourt
les syllabes des ifs,
dès l’aube, à ton approche,
les oiseaux enivrent
la cueillaison d’harmonie,
des troubadours déposent
chaque jour et chaque nuit
une goutte de rosée
pour
déifier le chant de tes rimes.
Tu m’as longtemps méconnue,
ma Fée,
moi qui ne suis
qu’un humble pétale de ces nymphéas
que tu contemples
de ton regard si doux,
mais j’ai glissé sous ta porte
tant d’assonances d’étoiles,
j’ai tant chanté sous la nue
l’oriflamme de ta beauté,
j’ai tant prié sur l’autel des landes
la musique éparse du matin,
j’ai tant mendié l’aumône de ton sourire,
que
ton cœur s’est ouvert pour toujours
à l’ostensoir de l’Amour.
Reçois, dès lors,
en cette renaissance,
ce bouquet de vie qui glisse majestueux
parmi les paroisses des romances !
Sophie Rivière
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