cleoyu
Nouveau poète
Les tombes respirent la souillure de nos temps. Le temps n'est pas ce qu'il est. N'être ne devient qu'un terme de destin et les corps se sculptent au travers de ses envies. J'erre au cœur de mon désir, les souffles se confondent quand rimes se conjuguent. Les tombes ne parlent pas, elles se taisent et scrutent nos morts. J'ai oublié ma mort, elle s'est glissé devant moi, derrière le buissons en ciment et la rive de caramel. Les tombes s'amusent à nous voir vivre et se plaignent de nos morts. Elles ne veulent pas vivre, mais la mort ne les satisfait pas non plus. Que veulent les tombes ? J'en oublie ma propre vie, la question se rie de mon esprit, le sucre d'orge envahit mes âmes. Je n'aime pas le sucre d'orge. Ma tombe pleure. Le temps meurt parfois, la vie s'ennuie souvent. Grandir n'est pas inutile. Les morts ne meurt pas, les morts ne font que vivre sous un drap noir. Les vivants sont des tombes. Les tombes sont mortes et la mort est une nouvelle vie. Les vapeurs de hiboux flottent sur mon caramel. Je préfère le chocolat. Les tombes respirent la souillure de nos temps. Nous n'acceptons que ce qui vie.