Toi qui ne voulais plus...
A toi qui ne voulais plus entendre
La voix d'espérance, entendre raison,
Toi qui partis un matin de déraison,
Venue par ton geste nous surprendre,
A toi qui nous manque cruellement,
Pourquoi? Tu n'aurais pas dû écouter
Le chant des sirènes désenchantées,
Suivre la voix trompeuse du serpent...
Toi qui ne voulais plus rien de cette vie,
De ces heures trop vides, trop insipides,
De cette triste solitude, tu m'illumines
Comme lueurs du phare d'Alexandrie...
C'était il y a longtemps déjà et pourtant
On dirait que c'était hier, terrible adieu
Ce départ dans ta robe aux mille feux...
Décidée tu avais programmé l'instant...
Tu rayonnais comme un soleil sur scène
Mais perdais ton éclat derrière le rideau.
Tu chantais ton désespoir coulant à flots,
Sur les planches, tu étais telle une reine...
Mais sans bruit ni fracas tu t'es endormie,
Laissant aux autres le poids d'un mal-être,
Pourquoi? La réponse comme une fenêtre,
Sur toi c'est refermée, dérivant à l'infini...
( En mémoire de Dalida partie le 3 Mai 1987 )
Dernière édition: