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Toc en or

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion myxene
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myxene

Nouveau poète


On s’ promènerait sur les quais ensoleillés
sans jamais jamais se disputer,
On s’émerveillerait devant des tableaux pas beaux,
On f’ rait semblant d’ croire qu’ même en hiver il fait chaud ;
On s’appellerait plein d’ fois par jour
pour parler de rien sinon d’amour,
On nous regarderait comme fous un peu bêtes
qui viendraient de la même planète ;
On écouterait la même musique tranquille,
Et les autres jaloux nous traiteraient d’imbéciles ;
On mordrait dans les mêmes frites en s’ tenant la main,
Sans faire de projets mais aimant de confiance les demains ;
On verrait nos amis chacun de notre côté
et prendrait plus de plaisir encore à se retrouver,
On s’ raconterait nos petites journées, nos grands moments,
Sans jamais se moquer ou être indifférents ;
Et pour jouer au papa et à la maman,
On f’ rait semblant d’être grands.

Y’en a qui font tellement du vrai,
Qu’ont l’air malheureux le visage défait,
Ils parlent d’amour en prenant des calmants,
J’ crois qu’il vaut mieux, qu’il vaut mieux faire semblant.

On s’ retrouverait tous les soirs au « Cœur couronné »,
Où l’on voit des homos qui sont là pour aimer,
Et le dernier café bu, tu me raccompagnerais :
Si tu me laissais seule, tu serais trop inquiet ;
Dès le matin on s’appellerait se souhaiter bonne journée,
Se manquant déjà mais n’osant se l’avouer,
Et les moments qu’on attendrait
seraient nos cœurs retrouvés ;

On sortirait en boîte juste pour le plaisir
de se blottir ensemble et ne plus rien se dire,
Pour entendre nos cœurs en duo rythmer palpiter
d’une même émotion, d’une même complicité ;
Et jamais non jamais on ne s’ennuierait,
Toujours à rire, l’esprit à l’humeur toujours gaie,
On dirait des mots tout bas à faire rougir,
Et pas de bobos de coups bas pour souffrir.

Y’en a qui s’amusent à faire tellement du vrai,
Ils soupirent trop souvent, ont l’esprit aux aguets,
Leurs nuits couvertes de larmes mettent dans leurs vies piment,
J’ crois qu’il vaut mieux, qu’il vaut mieux faire semblant.

Tu s’ rais mon parfait, je serais ta quiétude,
Et tous deux chassant nos froides solitudes,
Pour jouer au papa et à la maman,
On f’ rait semblant, on f’ rait semblant d’ s’aimer tout l’ temps ;



Et puis on f’ rait semblant
d’avoir un enfant,
Si c’est une fille,
On f’ rait semblant d’ l’appeler Camille,
Et puis on riderait, petits vieux aux mains entremêlées,
Dans l’ verre à dents, y’aurait nos baisers,
Et puisqu’il faut un jour mourir,
On f’ rait semblant d’ partir,
Et avec le bon Dieu, on pourrait rigoler
d’avoir fait semblant toute notre vie d’avoir fait semblant
de ne pas s’aimer.

 
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