Sur les bancs de l'école, j'ai écrit souvent
Ces mots certitude, ces états différents
Beaux comme la vie, légers comme le vent
La haine des hommes et leurs différants
Je veux tisser le monde et ces couleurs
Bâtir des idées, effacer les larmes
Sauter sur la liberté et jeter des fleurs
Prendre leurs mains tâchées, écraser leurs armes
Rouge sang écarlate le long des fleuves
Tant de guerres salissent nos océans
De l'amour il faudrait toujours qu'il en pleuve
Et le chant des dieux raisonne dans le néant
Tant de jeunes qui ne nous reviendront pas
Pour un temps, pour s'unir ils s'aiment simplement
La cruelle douleur les a pris sur leurs pas
Ici bas , un jour , la mort en supplément
Les âmes s'alignent comme des colonnes
Des tas de corps tombent sous la mitraille
Tant de délires que personne n'étonne
Ce soir je veux tisser un monde sans faille
Cette terre des hommes qui s'enflamme
Au prix de ceux qui veulent dire les choses
Ensevelis cette fois, seuls sous la lame
Brassés de haine, ils restent porte close