totora
Nouveau poète
« Nos âmes éclate et s’évapore dans les sources chaudes de nos erreurs passées, je les vois se contraindre aux pires sévices, afin de s’expurger... C’est loin le temps où nous étions l’un, où nous étions l’autre, il est loin le temps et ça donne à réfléchir, sur la vie, le futur, et le monde actuel. /// Allons ensembles, je tremble, de te voir ainsi vivante, avec ton sourire qui ne m’est plus destiné, pleurs donc mon ange, toi dont les yeux ont cloués un ciel dans mes songes. Allons ensembles princesse, que nos lèvres se pardonnent alors un instant « T » sous l’essence même de nos repères. /// Nos bras trembleront dans une espèce de mélodrame enragé, enfin je crois, nos cœurs battront à l’unisson et je crois aussi que je saurais quoi te dire. La flamme du briquet vacillera quand tu t’allumeras une de tes clopes et tu me souriras, pas longtemps mais pour de vrai. Tu me regarderas, un peu j’imagine, du coin de l’œil, pour ne pas trop me voir pathétique à tes côtés, la barbe me mangera le visage, et je serais pâle, bien pâle. J’aurais le regard lointain quand je ne l’aurais pas posé sur toi, j’imaginerais des scènes un peu comme celle que j’imagine en écrivant, et tout redeviendras comme avant... Comme avant. Tu tourneras le visage vers moi et tu me fixeras, longtemps et je te comprendrais comme avant. Les larmes couleront et nous nous comprendront à nouveau, on saura se dire des choses qui viennent droite du cœur, sans avoir besoin de les filtrer. On se regardera, on ne pipera mot tout de suite, il est mieux pour apprécier ce genre d’émotions sourdes qui brûle de l’intérieur, mon estomac me fera du mal, je le sentirais qui semblant fondre dans une espèce de chaleur intense. J’aurais des sentiments que tu partageras à nouveau, et puis ton cœur tournera autour de mes paupières dans une espèce d’espièglerie charmante. Tu l’imagines ce machin-là ? Cette scène, ce rêve, cette connerie... tu l’imagines ? Est-ce que tu crois qu’elle est vraisemblable? Je ne sais pas trop en réalité, j’en ai envie hein, tu vois... Mais... On en a trop brulé des mondes et des rêves, et je t’ai trop brisé tes songes, tes rêves, je t’ai scarifiée tes bras et percer le cœur... Il n’y aurait plus aucune douleur, aucune tension... je serais enfin détendu... Et je t’aimerais. Je crois, mes sentiments ne seront que pour tes beaux yeux, et puis je serais niais. Et puis je n’aurais plus à t’attendre, il n’y aura plus d’adieux. Jamais. ... Moi aussi tu vois j’ai grandi, un peu. Je n’ai plus la candeur que j’avais quand on était plus jeunes, pas de beaucoup, des mois, des mois, de l’immaturité ? J’en ai encore tellement... Mais renoncer à ton sourire, n’est pas forcement mature. Au fond... au fond tu vois, je sais que j’ai grandis, je n’ai plus mal de ce qui me brisait avant, mais je suis toujours pleins de ces foutues émotions quand t’es là, je ne sais pas rester de marbre, ni regarder passer le temps, je n’ai pas le sourire de tous ces grands malades qui capables de montrer du semblant à tout va... Moi, moi c’est un peu toi. Et toi ? Et toi tu seras quoi ? »