rivière
Maître Poète
Tes cheveux de satin rayonnaient
Quand je t’ai rencontrée,
tu cousais, assise près de ta fenêtre,
seule parmi les rimes de la forêt
et de ta borde.
Tes cheveux de satin
rayonnaient
dans
l’hymne des matines,
ta robe à volants
pendait
contre
l’adolescence de ton corps,
les alouettes
poursuivaient
les
moires des blés à l’horizon.
Je t’ai demandé à boire
pour étancher ma soif,
tu as couru vers ta fontaine
et tu m’as offert un bol d’eau vive,
puis,
tu m’as proposé de manger
avant
de reprendre ma route,
j’ai acquiescé,
et
je t’ai offert en cadeau
une rose
que
je
gardais
près de mon cœur.
Ton logis sentait bon la cire,
des rideaux de mousseline
flottaient
au rythme du zéphyr.
Tu
m’as servie
comme
une reine,
moi qui n’étais qu’une humble poétesse
qui allais
par les routes
chanter la Femme et le Maine,
car
il n’y a rien de plus beau
que
la gent féminine, et ma patrie.
Je t’ai raconté mes aventures
jusqu’aux confins de la nuit,
tes lèvres cueillaient
la liesse des chuchotis.
Au matin,
tu t’es endormie
entre mes bras,
je t’ai veillée des heures durant,
et depuis lors,
je suis toujours à tes côtés
pour
t’aimer et te glorifier !
Sophie 839
Quand je t’ai rencontrée,
tu cousais, assise près de ta fenêtre,
seule parmi les rimes de la forêt
et de ta borde.
Tes cheveux de satin
rayonnaient
dans
l’hymne des matines,
ta robe à volants
pendait
contre
l’adolescence de ton corps,
les alouettes
poursuivaient
les
moires des blés à l’horizon.
Je t’ai demandé à boire
pour étancher ma soif,
tu as couru vers ta fontaine
et tu m’as offert un bol d’eau vive,
puis,
tu m’as proposé de manger
avant
de reprendre ma route,
j’ai acquiescé,
et
je t’ai offert en cadeau
une rose
que
je
gardais
près de mon cœur.
Ton logis sentait bon la cire,
des rideaux de mousseline
flottaient
au rythme du zéphyr.
Tu
m’as servie
comme
une reine,
moi qui n’étais qu’une humble poétesse
qui allais
par les routes
chanter la Femme et le Maine,
car
il n’y a rien de plus beau
que
la gent féminine, et ma patrie.
Je t’ai raconté mes aventures
jusqu’aux confins de la nuit,
tes lèvres cueillaient
la liesse des chuchotis.
Au matin,
tu t’es endormie
entre mes bras,
je t’ai veillée des heures durant,
et depuis lors,
je suis toujours à tes côtés
pour
t’aimer et te glorifier !
Sophie 839