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Takayama 9

Polymnie2

Maître Poète
Takayama 9
Comme les miracles terrestres n’arrivent jamais seuls, il aperçoit sous cette vaste arcade dessinée, les enfants passer dessous, et se placer en cercle derrière le dernier couple marchant l’un vers l’autre. L’Arcade se rétrécit à chacun de ses pas, vers la fillette qui lui a lancé le fil d’or, forme un porche surmonté en son centre d’une étoile et de chaque côté suivent sur le fil, les fleurs de nénuphars et de lotus intercalés allant de la main de la fillette à la main de Takayama.
L’Amour de « l’aimant si paix » se réalise devant tous les yeux ; quatre mains se serrent à se fendre et les deux corps rapprochés s’offrent un chaste baiser sur le front, signant peut-être un sentiment.
Tous les regards baignés d’éclats joyeux que l’émotion dévisage, trop grande, mais surtout trop forte ne peut librement s’exprimer ! les mots sortent en parfums de larmes dessinant bel émoi. Ce partage fleurit en perles de rosée, se découronne en cortège suivant les deux « aimants » bien aimés.
Des applaudissements fusent en désordre, encore et encore, finissent leurs courses sur les flots, les mers, l’éther, et les oiseaux bruissent l’air de leurs ailes en écoutant Takayama, dire : «
Maintenant que nos yeux nous ont regardés, j’ai un nom dans mon cœur qui ne se livrera qu’au grand jour ! Un sourire infini embrassé lui répond ! Ô doux retour de flamme ! (Ceci est exprimé uniquement que par le regard avec la puissance de la communication intérieure)

A grands pas un nouveau jour se lève puisque le bonheur de chacun fait celui de tous. Devenus « pèlerins », ils marchent bien que mal sur sable et cailloux, s’arrêtent près d’un monastère, se procurent de la nourriture et du bois pour faire des bâtons de pèlerins pour s’assurer et agrémenter le voyage.
Mais tout ceci est guidé par ??? Takayama, ne le sait pas encore.
Les nénuphars ornent le cou des filles et les lotus encerclent le poignet des garçons.

La végétation est sauvage et pleine de surprises étant bien développée. Des plantes grasses, des jeunets et bien du vert aussi. Ce n’est pas la forêt vierge, Ô non ! Elle est très aérée en hauteur, le ciel est à leur pieds. Nature est docile, qui surprend et les attire ! A chaque pas, les folles herbes se retirent, s’écartent comme par enchantement.
Cette sensation est bien entretenue et retenue par Takayama.
Il rassemble le désordre de la marche et profite du Jourdain, ce coin de rêve, pour inviter la pause.
Il se met en retrait creusant son « aumônière », l’unique guide en ce moment de réverbérations car ciel sur terre ici se ressent tout particulièrement.

Il voit sur la trame de ses pensées qu’un fil gêne dans le tissage du décor extérieur. Il n’est accordé en rien à la réalité qu’il désire faire naître en ces futurs femmes et hommes. Ceci le chiffonne depuis que son cœur se sent réservé à une élue, comme un pressentiment restant confus ! Sentiment jumelé par une certaine Connaissance les réunis. Sans le savoir, différents ils se ressemblent.


Un autre point à éclairer le travaille aussi ! Trouver le revers de la médaille de ses origines, en ce site de pierrailles, de sable de rocs par milliers sans compter les monts, énormes rochers ! la végétation dense faisant partie d’un décor sous un soleil sans trêve irise l’horizon à perte de vue ! Travail de Titan, qui ne désespère !
Quand, un rayonnement intérieur l’interpelle sur le vif.

Il surprend d’un regard une belle et douce cascade, attiré par un murmure de vie, là où le Jourdain forme comme une frontière entre la servitude et la libération de chaque âme. Et là, ce n’est plus le murmure de l’eau que l’on entend, c’est un jaillissement continu !
Comme un appel à chacun et tous, les uns après les autres s’ébrouent dans les eaux, et se régalent d’une douche exceptionnelle se déversant de la tête aux pieds, laissant sa mousse disparaître dans le cours.

Un par un en ressort transformé, modifié, changeant la physiologie et le physique. Ils prennent les empreintes de signes de zodiac. Marqué du sceau de la vie et, selon les herbes sacrées touchées, plantes et fleurs, le teint de la peau se trouve être différent pour chacun où le même pour certains.
Nombreuses plantes les vivifient. La parole anime les pensées et les quatre autres sens leurs sont donnés !
Ce ne sont plus des robots qui exécutent, ce sont des Jeunes garçons et jeunes filles à part entière, traversant l’école de la vie. Ils font connaissance entre eux pour un partage unanime.
Parmi certains nous trouvons des yeux ronds, bridés ou de biches, des cous forts comme un taureau ou en col de cygne. Les nez à chacun le sien ! il saisit le fin fumet qu’il soit aquilin ou en trompette. Quant à la voix elle est passagère.
Elle sert à exprimer ce que chacun a dans ses veines, laissant son écho faire son chemin. Tous sont marqués plus ou moins de leurs racines d’origines.
Le souvenir les accompagnant ne prend forme qu’aujourd’hui.


« Ô Vie quel beau joyau tu nous offres sous ces cieux mystérieux !

Tu fends la glace de nos cœurs pour que nous puissions savourer l’offert en chaud délicieux ! » !

Suite page 10 chez Polymnie2
 
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