rivière
Maître Poète
Ta voix s’élevait, ma mie
C’était un jardin délicieux
où flottait,
dans l’ombre des roses
le refrain d’une féérie.
Ta main, ma Princesse,
caressait les rameaux des cerisiers
qui se dressaient
près du mystère d’une langueur.
Le soleil ne se couchait jamais
en ce lieu ceint d’un ru
que glorifiaient les hirondelles
sur le toit de l’horizon.
Au midi,
lorsque somnolaient les blés,
ta voix s’élevait, ma mie,
et
tu récitais
les complaintes d’un enchantement,
vêtue d’une robe de mousseline
et nimbée de béatitude.
Le voile de ta silhouette
luisait
dans
la pénombre des lisières.
Lorsque tu te promenais,
les animaux se prosternaient,
émerveillés
par les feux de ta douceur.
Tu as trépassé un jour
dans l’innocence du firmament.
Depuis,
la nuit règne sur ton ancien domaine.
Ô mon amour,
j’ai encore tant de choses à te dire,
que
j’étreins l’ombre de tes fleurs,
la
semence de ta voix,
la
légèreté de ton pas sur la mousse.
Je serai maintenant
le psaume de ton souvenir
sur
le livre de nos âmes.
Sophie 839
C’était un jardin délicieux
où flottait,
dans l’ombre des roses
le refrain d’une féérie.
Ta main, ma Princesse,
caressait les rameaux des cerisiers
qui se dressaient
près du mystère d’une langueur.
Le soleil ne se couchait jamais
en ce lieu ceint d’un ru
que glorifiaient les hirondelles
sur le toit de l’horizon.
Au midi,
lorsque somnolaient les blés,
ta voix s’élevait, ma mie,
et
tu récitais
les complaintes d’un enchantement,
vêtue d’une robe de mousseline
et nimbée de béatitude.
Le voile de ta silhouette
luisait
dans
la pénombre des lisières.
Lorsque tu te promenais,
les animaux se prosternaient,
émerveillés
par les feux de ta douceur.
Tu as trépassé un jour
dans l’innocence du firmament.
Depuis,
la nuit règne sur ton ancien domaine.
Ô mon amour,
j’ai encore tant de choses à te dire,
que
j’étreins l’ombre de tes fleurs,
la
semence de ta voix,
la
légèreté de ton pas sur la mousse.
Je serai maintenant
le psaume de ton souvenir
sur
le livre de nos âmes.
Sophie 839