• Visiteur, merci de ne pas poster plus de 5 poèmes par jour. Ceci dans le but d'améliorer la visibilité du site.

Ta toison-corolle

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion rivière
  • Date de début Date de début

rivière

Maître Poète
Ta toison-corolle

La lune éclairait ta couche,
tandis que les éclairs sillonnaient
les cieux de juillet,
et tu frissonnais de terreur,

notre borde* craquait parfois
dans
ce paysage de trépas
par-delà les bocages.

Ton peignoir de soie gisait à même le sol,
ta chair pastel aux fines attaches luisait
dans ce vacarme, et ta crinière noire
serpentait autour de ton cou de porcelaine.

Tes bras se tendaient vers l’infini,
avides de calme et d’affection.
Tu venais d’avoir seize ans ma cousine et
ton cœur s’éveillait au règne des fleurs.

Piaffant de désir et de découvertes,
-je n’avais que ton âge, mon ange de douceur- !
je quittai mon lit et me glissai,
dénudée, à tes côtés.

J’entremêlai mes jambes aux tiennes,
mes mains découvrirent tes seins,
ta toison-corolle aux odeurs enivrantes
s’ouvrit sous mes doigts attendris,

ton bouton de rose
s’abreuva
à
la langueur des nuages,

tes soupirs nous bercèrent,
ta splendeur s’éveilla,
tu devins sauvage,
indomptable, puis câline,

et tétons contre tétons,
vulve contre vulve,
nous nous aimâmes
jusqu’aux confins du matin.


Sophie Rivière

borde* : terme du dialecte manceau désignant une petite maison.
 
Retour
Haut