rivière
Maître Poète
Ta robe de satin flamboyait
Les nuages glissaient
au-dessus des bocages,
les quatrains des fontaines fredonnaient
la sérénité des pétales de vent.
Nous avions seize ans, nous marchions,
seules et heureuses, main dans la main,
en ces matins du monde que seul
déchiffre le regard émerveillé des amantes.
Ta robe de satin flamboyait
devant la vague des blés
quand sonnait l’été
aux rimes des splendeurs,
tu musardais adossée contre les châteaux
de rosée, ta chevelure châtaine,
ton joli minois et ton corps ravissant
dodelinaient au zéphyr du Loir.
Tu me quittais parfois pour cueillir un liseron
que tu m’offrais en me faisant une révérence,
ta liesse s’entremêlait
aux étincelles des ramées.
Les années se sont succédé,
et tes paupières d’aubes
sont toujours aussi belles,
les buissons
protégeront encore longtemps
nos chairs et les sceaux
de nos enlacements
sous la voilette des ormes !
Sophie 839
Les nuages glissaient
au-dessus des bocages,
les quatrains des fontaines fredonnaient
la sérénité des pétales de vent.
Nous avions seize ans, nous marchions,
seules et heureuses, main dans la main,
en ces matins du monde que seul
déchiffre le regard émerveillé des amantes.
Ta robe de satin flamboyait
devant la vague des blés
quand sonnait l’été
aux rimes des splendeurs,
tu musardais adossée contre les châteaux
de rosée, ta chevelure châtaine,
ton joli minois et ton corps ravissant
dodelinaient au zéphyr du Loir.
Tu me quittais parfois pour cueillir un liseron
que tu m’offrais en me faisant une révérence,
ta liesse s’entremêlait
aux étincelles des ramées.
Les années se sont succédé,
et tes paupières d’aubes
sont toujours aussi belles,
les buissons
protégeront encore longtemps
nos chairs et les sceaux
de nos enlacements
sous la voilette des ormes !
Sophie 839