OLIVIERW
Maître Poète
Ta main tremble,
Quand tout te semble noir, d’un sombre désespoir
A te noyer dans de tristes pensées, vouloir
Que la mort te prenne par la main, un mouchoir
Pour pleurer sur ta vie, allumer les bougeoirs.
Et même en amour, tu n’as pas eu de succès
Un travail que tu n’as pas choisi, des amis
Sans saveur, car toi qui n’a jamais fait d’excès
Qu’as-tu fait donc ? Tu n’avais aucun ennemi !
Tu t’es regardé dans le miroir, qu’as-tu vu ?
Qu’un pâle reflet, insipide vision
D’un être sans consistance, pas d’imprévu
Tout est prévu, que tout soit en cohésion.
Tu traînes ta carcasse depuis tant d’années
Ce lourd fardeau d’ennuis et de maigres plaisirs
Une existence en noir et blanc, tu es fané
Aigri de n’avoir eu, d’exprimer de désirs.
Au bout du rouleau et par la fatalité
Tu crois que le sort s’acharne sur ta personne
Ne sachant pas faire face à l’adversité
Tu vas prier tous les soirs Dieu, la Madone.
Ta main tremble, peur de saisir le revolver
Tu penses en finir, par un acte de bravoure
Le seul que tu crois réussir, un fait-divers
Dans le journal, réfléchis, fais demi-tour !