rivière
Maître Poète
Ta grâce a des langueurs de chair
Dans la nuit printanière,
montent le parfum des fleurs, et des bocages,
ô ma Douce,
montent le parfum des fleurs, et des bocages,
ô ma Douce,
nous nous promenons, paume contre paume,
le long du Loir, à la lueur de la lune et des astres,
ta longue chevelure de jais
le long du Loir, à la lueur de la lune et des astres,
ta longue chevelure de jais
pend à la misaine de ton dos,
ta taille se cambre, tandis que se balance
la clarté de tes seins pigeonnants et lourds,
ta taille se cambre, tandis que se balance
la clarté de tes seins pigeonnants et lourds,
la ritournelle de nos escarpins brise la soie du silence,
parfois je m’éloigne de toi pour cueillir une fleur
que je t’offre en tremblant,
parfois je m’éloigne de toi pour cueillir une fleur
que je t’offre en tremblant,
car je ne suis que ton humble servante,
et ta poétesse qui chante à tout instant
les rimes de ta Beauté.
et ta poétesse qui chante à tout instant
les rimes de ta Beauté.
Ta grâce a des langueurs de chair qui s’abandonnent,
quelquefois, je m’agenouille
pour te magnifier, chanter mon amour,
quelquefois, je m’agenouille
pour te magnifier, chanter mon amour,
et te réciter des odes saphiques
que j’ai composées fiévreuse
à ton intention.
que j’ai composées fiévreuse
à ton intention.
Tu es si belle et si pure
que tous les animaux de la création
te révèrent,
que tous les animaux de la création
te révèrent,
car il n’existe rien de plus beau au monde
que la strophe de ta joliesse,
bientôt, je m’emmènerai sous un chêne,
près d’un champ parsemé d’asphodèles,
je t’allongerai,
et face aux dais des étoiles,
que la strophe de ta joliesse,
bientôt, je m’emmènerai sous un chêne,
près d’un champ parsemé d’asphodèles,
je t’allongerai,
et face aux dais des étoiles,
je te posséderai jusqu’aux rivages de l’aurore,
car Femme,
tu es mon Elue !
Sophie Rivière
car Femme,
tu es mon Elue !
Sophie Rivière