• Visiteur, merci de ne pas poster plus de 5 poèmes par jour. Ceci dans le but d'améliorer la visibilité du site.

SURTOUT NE RIEN DIRE

roger1951

Nouveau poète
Maman, avec ses yeux et, de son doigt sur la bouche,

Supplie le garçon, pour ne pas qu’il bouge.

Surtout ne rien dire, pas pleurer, ni crier, rester digne,

Alors, pour sortir, après le danger lui fera signe.



Papa ce matin à la ville a trouvé du travail,

Maman va pouvoir commander les semailles.

Dans toute la maison c est la fête,

Finis les privations, les longs mois de disette.

Dans ce p’tit village au fin fond de l’Afrique,

La moindre petite chose est fantastique.

Comme il arrive souvent dans ces contrées,

Soudain le village est envahi par des bandits,

Des mercenaires qui viennent pour piller et tuer.

La maman cache l enfant dans un panier

Qu’elle recouvre pour le cacher de vieux habits

Le père, avec rage pour défendre sa famille se bat,

Une lance envoyée avec force en plein cœur le foudroie.

Une autre va transpercer le panier,

Ou l enfant sous le linge est refugié.

Le garçon ne bouge pas malgré la douleur,

Tétanisé par les cris et la peur.

La mère sur la table, écartelée,

Par les hommes est violée.

Mes ses yeux ne quittent pas le panier,

Où le petit enfant est caché.

Maman, avec ses yeux et, de son doigt sur la bouche,

Supplie le garçon, pour ne pas qu’il bouge.

Surtout ne rien dire, pas pleurer, ni crier, rester digne,

Alors, pour sortir, après le danger lui fera signe.

L enfant alors s endort sans peur pour toujours,

Sachant que maman c’est sur le réveillera un jour.



Maman, avec ses yeux et, de son doigt sur la bouche,

Supplie le garçon, pour ne pas qu’il bouge.

Surtout ne rien dire, pas pleurer, ni crier, rester digne,

Alors, pour sortir, après le danger lui fera signe.




 
Un poème qui transperce mon cœur
Une réalité qui fait peur
Maudit soit tous ces tueurs

Magnifique et dur poème
 
Retour
Haut