ROSEORCHIDEE
Nouveau poète
Au clair de lune
Des filaments d'argent
Traversent ma fenêtre
J'ai semé la voie lactée
Sur mon lit de satin
Aux dorures d'or
On distingue une ombre
Dans la pénombre
De ma chambre
Une lampion de l'automne coquelicot
Reflète sur mon visage opalin
La rousseur de la lune
Je sens des poussières d'étoiles
Pénètrées dans mon âme
Je me laisse aller au-delà
De l'univers, des vers en ivresse
Un instant de caresses
Mon coeur se met à battre
Comme une étoile filante
Je traverse l'horizon
Avec des rêves débordants
Une passion
Je n'ai pas eu le temps de me ressaisir
Un moment de printemps, de bonheur
Je me laisse transporter par le zéphyr
Mes bras volent comme des linceuls de soie
Je sens mes deux vallons
Sortir de terre
Et tanqués
Le sanctuaire s'ouvre
Un jardin d'éden
Remplit de rubis
La fontaine verse ses larmes
En fil de diamants
Des gouttes de perles nacrées
Une sensation merveilleuse
M'envahit
Sa plume tisse des dentelles dentellées
Et prend un chemin chatoyant
Sa tige verdoyante
Grimpe entre mes jambes
Un lierre de roses éclos
Enroule l'empire céleste
De mon paradis interdit
Ses pétales me caressent
Comme la plume des ses ailes m'enveloppent
Me couvre d'une aurore boréale
Son corps glisse timidement
Comme une rose, pour éclore dans l'aurore
Gravé et brille de mille feux
Sa lumière m'amène dans les sillons de mon âme
La porte des sept merveilles
S'ouvre à nouveau
Et toutes les flammes
De mon corps jaillissent
Comme un bouquet de fleurs
Une multitude d'odeurs
Des senteurs
Suaves et odorantes
Des pétales s'étalent
Sur mes longs épis d'or
Ses lèvres effleurent ma bouche
Comme une abeille butine le miel des corolles
Des flocons d'azur flottent au firmament
Et murmurent, chuchottent
Dans le plaisir, le désir
Une explosion de volcan
Des éclats de pierres précieuses
De l'amour en couleur
Un coup de baguette magique
Je voudrai que cet instant jamais ne s'arrête, se fige
Et qu'il reste dans mon âme
Comme un arc-en-ciel à travers mes yeux de l'océan