SUR L’AILE DU TEMPS
Ô combien j’aurais aimé chevaucher le vent
En l’estompement du fardeau de mes ailes,
Arrimant, amarrant l’avenir, proue devant,
Laissant en arrière le passé temporel,
J’aurais aimé être la sève de ces fleurs
En la sage candeur d’un zéphyr centauré,
Me déclinant en leur virginale saveur,
Me confondant en élégance colorée,
J’aurais aimé être le chant du crépuscule
Où la lumière n’apparait que par éclair,
Je déambulerais comme un funambule
Sur un fil d’argent tissé en cordelière,
J’aurais aimé détourner l’ombre du néant,
Jalonnée des nuances florales du Nimbé,
Délaissant prodiges cruels et infamants
Dans les ruelles méphyliques et corrodées,
Je voudrais ne gâcher le reste de ma vie
A pourchasser et talonner mes souvenirs,
Victime d’errance et de désirs inassouvis,
M’épancherais-je en la lueur de l’avenir ?
Ô combien j’aurais aimé chevaucher le vent
En l’estompement du fardeau de mes ailes,
Arrimant, amarrant l’avenir, proue devant,
Laissant en arrière le passé temporel,
J’aurais aimé être la sève de ces fleurs
En la sage candeur d’un zéphyr centauré,
Me déclinant en leur virginale saveur,
Me confondant en élégance colorée,
J’aurais aimé être le chant du crépuscule
Où la lumière n’apparait que par éclair,
Je déambulerais comme un funambule
Sur un fil d’argent tissé en cordelière,
J’aurais aimé détourner l’ombre du néant,
Jalonnée des nuances florales du Nimbé,
Délaissant prodiges cruels et infamants
Dans les ruelles méphyliques et corrodées,
Je voudrais ne gâcher le reste de ma vie
A pourchasser et talonner mes souvenirs,
Victime d’errance et de désirs inassouvis,
M’épancherais-je en la lueur de l’avenir ?