Thierry CABOT
Maître Poète
Elle resplendirait, muette, insaisissable,
Foulant de ses pieds fins l’infinité du sable,
Et sur sa jambe nue aux coquettes façons,
Comme le vent saurait, haletant de frissons,
Poser le friselis d’un souffle impérissable.
Elle rayonnerait dans l’été jeune, ainsi
Que l’âge d’or lui-même, espiègle, à la merci
Des flots d’enchantements tout le jour mis en scène.
Rien ne fatiguerait sa marche noble et saine
Où ne se feraient voir nulle ombre et nul souci.
Vers l’horizon lascif troublé de moiteurs vagues,
Elle s’habillerait du seul rythme des vagues
Dont la rumeur confuse aimanterait ses pas ;
Et devant ces yeux bruns, ces fabuleux appas,
Le passant malgré lui songerait : « tu divagues ! »
Mais quel regard eût pu l’émouvoir en chemin ?
Elle s’amuserait d’aujourd’hui, de demain
Avec le sang houleux d’une reine impavide.
Là ni déclin ni mort, là ni chute ni vide.
Là toute la splendeur enlacée à l’humain.
Poème extrait de "La Blessure des Mots"
Foulant de ses pieds fins l’infinité du sable,
Et sur sa jambe nue aux coquettes façons,
Comme le vent saurait, haletant de frissons,
Poser le friselis d’un souffle impérissable.
Elle rayonnerait dans l’été jeune, ainsi
Que l’âge d’or lui-même, espiègle, à la merci
Des flots d’enchantements tout le jour mis en scène.
Rien ne fatiguerait sa marche noble et saine
Où ne se feraient voir nulle ombre et nul souci.
Vers l’horizon lascif troublé de moiteurs vagues,
Elle s’habillerait du seul rythme des vagues
Dont la rumeur confuse aimanterait ses pas ;
Et devant ces yeux bruns, ces fabuleux appas,
Le passant malgré lui songerait : « tu divagues ! »
Mais quel regard eût pu l’émouvoir en chemin ?
Elle s’amuserait d’aujourd’hui, de demain
Avec le sang houleux d’une reine impavide.
Là ni déclin ni mort, là ni chute ni vide.
Là toute la splendeur enlacée à l’humain.
Poème extrait de "La Blessure des Mots"