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Sur la passerelle des années...

RougeVermeille

Nouveau poète
Comme un Top Modèle, comme un phénomène médiatique,
je défile sur les podiums, comme une banale bête de cirque.
Sur des podiums aseptisés et touts blancs, je prends la pose,
devant des regards curieux, et j'en cherche encore la cause...
Comme des papparazis, ils me mitraillent, moi Rouge-Vermeille,
prenant mille et un clichés de moi dans mon plus simple appareil.
Je leur souris à pleines dents, alors que mon corps à tue-tête crie,
''Laissez-moi tranquille, mais jamais seule, je vous en prie !!!''
Dans leurs publications, ils morcellent mon corps en pièces détachées,
cm par cm, comme mille et un morceaux de casse-tête éparpillés.
Comme une Star, je défile sous leurs yeux fascinés et curieux,
Je traverse la passerelle des années, en souffrant devant eux,
à me restreindre de tout, à m'abrutir de pilules, à ne plus me ressembler,
à marcher fièrement, la tête bien haute, sur la passerelle des années.
Ils me tripotent la chair, de gauche à droite, de haut en bas... ,
On m'allonge, on me touche, on me transperce sans faire de cas.
Je défile parfois devant leur yeux vêtue d'une robe de coton bleu,
4 ficelles retenant ma pudeur, mon corps d'Eve devant leur yeux.
Eux dans la blancheur de leur habit, me scrutent, m'auscultent sans arrêt ,
à la recherche du cliché qui leur dirait tout, leur dévoilerait tous mes secrets,
un mystère encore non paru,
des secrets enfin mis à nu.
Ils droguent ma douleur en plein coeur de ma souffrance,
croyant ainsi calmer en moi leurs questions, leur errance.
Je crie de tout mon être pour qu'on me délivre enfin,
de cette vie où ma douleur ne semble pas avoir de fin.
On me transperce le corps d'aiguilles,
sans même que mon coeur oscille,
tellement j'y suis habituée,
tellement ma chair est trouée.
J'aimerais tant qu'on trouve le trésor au fond de mes eaux (os),
je suis usée d'écoper sans cesse le fond de mon bateau.
J'aimerais prendre ma retraite de ce dur boulot, de ce métier,
cesser de poser pour eux, cesser sur demande de m'allonger.
Vivre comme avant, être moi tout simplement,
profiter de ce que je suis toujours en dedans...

Vivre un bonheur sans douleurs, sans heurts, sur la passerelle des années,
voilà mon voeu le plus cher , évidemment aux côtés de l'être aimé.

* Plus de deux années de souffrances physiques, de consultations médicales et d'examens médicaux de toutes sortes ont fini par faire naître une certaine exaspération, d'où la ponte de ce poème, un cri de l'âme bien silencieux...
 
courage et renonce pas, tourne le dos au passe et bas toi
gros bisous
bienvennu sur le site
papi,,,,,,,,,,,,,,,,,guy
 
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